Chantiers

A Miramas, 120 millions d’euros investis pour créer le premier village de marques dans le Sud

Mots clés : Entreprise du BTP

Porté par MacArthurGlen, le centre de Miramas sera troisième du groupe britannique dans l’Hexagone. Il a nécessité six ans de mise au point. Eiffage Construction est en charge des travaux.

20 ha à l’ouest de Miramas, dans la nouvelle ZAC de la Peronne (100 ha dédiés à de l’activité et des hôtels), en bordure de la future déviation routière de Miramas et à proximité de l’autoroute A54 et de la gare TGV: c’est sur ce site stratégique, des anciennes terres agricoles au cœur d’une vaste zone de chalandise fréquentée par de très importants flux touristiques (proximité des autoroutes A7 et A8), que McArthurGlen, promoteur, propriétaire et exploitant de villages de marques, va se doter de son troisième centre en France après Troyes et Roubaix et en attendant Douains, en Haute-Normandie.

Un dossier qui a nécessité six ans de procédures, des oppositions, un jugement du Conseil d’Etat mais qui finalement a obtenu tous les sésames et est en travaux depuis septembre dernier. «Provence disposera d’une surface commerciale de 25 000 m2, 120 boutiques dont six moyennes surfaces, huit cafés et restaurants, avec un aménagement s’inspirant de l’identité provençale du territoire. Nous allons également avec cette opération créer 600 emplois» souligne Romain Kalfon, responsable du développement France de McArthurGlen.

 

Un village à l’identité provençale

 

Outre les boutiques, le projet, signé de l’agence Map, va juxtaposer 1 600 places de stationnement végétalisées (dalles Evergreen), un parc paysager de 1,6 ha -une zone conservée avec ses platanes centenaires et mise en valeur pour marquer l’entrée du site- et le village proprement dit. L’entrée principale sera aménagée par Patrick Blanc, inventeur du mur végétal, et une bastide du 19e siècle, associée à une grange, sera conservée et réaménagée. A l’intérieur, ce village, s’inspirant des villages provençaux, sera une succession de rues, de places et de placettes, bordés de bâtiments à l’architecture simple, locale. Particularité de ces bâtiments: hormis les cellules commerciales en rez-de-chaussée, les élévations des façades seront simplement décoratives, sans espaces aménagés derrière celles-ci.

Confiés à un groupement Eiffage Construction, Eiffage TP et Egis, les travaux (28 000 m2 de plancher), qui ont nécessité préalablement la mise en protection d’une vingtaine de chauves-souris, vont durer 18 mois pour une ouverture de ce village de marques en mars 2017.

«Après un terrassement de 40 000 m3 et des travaux de fondation, la construction des bâtiments se fera essentiellement par préfabrication, avec des éléments acheminés sur place et mis en place par plusieurs grues mobiles» détaille Matthew Carver, directeur de projet chez Eiffage Construction Méditerranée. Quelque 200 compagnons vont intervenir sur cette opération mais le chantier pourra mobiliser jusqu’à 1 000 personnes lors de l’aménagement des surfaces commerciales. Au plan du développement durable, ce projet repose une certification Breeam niveau «very good», utilise des panneaux solaires et une chaufferie bois.

 

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