Réalisations

A Marseille, le Crous réalise en douze mois une résidence pour étudiants en structure bois

Mots clés : Architecture - Bâtiment d’habitation individuel - Bois

Après douze mois de chantier, le Crous Aix-Marseille-Avignon a inauguré, ce 7 décembre à Marseille, une résidence pour étudiants de 200 logements. Conçue par l’agence A+ Architecture, le bâtiment en R+7 se caractérise par sa structure et ses façades en bois.

Ce 7 décembre, à Marseille, en présence des principaux co-financeurs, Pierre Richter, directeur général du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) d’Aix-Marseille-Avignon, a inauguré la résidence universitaire Lucien-Cornil de 200 logements, construite à proximité de l’hôpital de La Timone. Dans la construction à structure et façades en bois (4 830 m2 de surface de plancher), seuls les fondations, les deux cages d’escalier et les deux gaines d’ascenseurs sont en béton.

Le bois ne figurait pas dans le cahier des charges du concours lancé par le Crous en 2015. Mais, pour les architectes de l’agence montpelliéraine A+ Architecture, lauréate de la consultation, il s’est imposé, notamment pour être capable de livrer le bâtiment à la rentrée universitaire 2017. Le résultat est là. Après douze mois de travaux, la construction en R+7 est sortie de terre.

 

Gain de temps

 

La solution bois a eu l’avantage de faire gagner du temps par rapport au béton, entre 20 et 30%. Par exemple, les panneaux en lamellé-croisé «Cross Laminated Timber» (3×12 m et de 95 à 128 mm) ont été livrés à la verticale et non empilés, pour être posés le plus rapidement possible. Par ailleurs, les façades en ossature bois de 3×9 m (panneaux OSB de 9 mm d’épaisseur, posés sur bastaings en bois massif) ont été entièrement préfabriquées dans les usines de l’industriel Arbonis, cotraitant de l’entreprise générale Travaux du Midi. L’usage du bois, outre le gain de temps qu’il a permis — argument qui a convaincu le Crous malgré un surcoût d’environ 8% —, a eu aussi l’avantage de permettre de limiter l’impact du chantier réalisé dans un environnement urbain dense. Elle n’a pas demandé non plus l’emploi de matériels lourds, hormis une grue à tour.

 

Optimisation du foncier

 

«La résidence est un empilement de conteneurs de 18 m2 à base de panneaux en bois massif. La répétition est très favorable au bois», estime Philippe Cervantes, architecte associé d’A+ Architecture. Il n’en a pas fait un principe. Si le bois est apparent à l’intérieur, il ne l’est pas sur les façades extérieures qui sont revêtues d’une tôle ondulée perforée et de grands bardeaux métalliques en aluminium.

Pour le Crous, l’opération est l’aboutissement d’un projet qui a mis huit ans à arriver à maturité. «C’est l’exemple d’optimisation d’un foncier. La résidence universitaire occupe en effet l’emprise d’un restaurant universitaire abrité dans un bâtiment imposant de 2 000 m2. Désaffecté depuis vingt ans, il était devenu une charge. Après avoir réfléchi à le restructurer, nous avons décidé de procéder à son désamiantage, puis d’utiliser l’emprise foncière ainsi libérée en respectant le plan local d’urbanisme», raconte Pierre Richter, directeur général du Crous Aix-Marseille-Provence.

Une démarche identique à celle déjà conduite à Aix-en-Provence, à la cité universitaire de Cuques. Là aussi, un restaurant universitaire désaffecté a laissé place après sa démolition à une nouvelle résidence de 350 logements.

 

Focus

Maîtrise d’ouvrage: Crous Aix Marseille Avignon.

Assistant à maîtrise d’ouvrage: Berim (faisabilité et programmation).

Maîtrise d’œuvre: A+Architecture (architecte mandataire), Alpes contrôle (bureau de contrôle), Qualiconsult (coordinateur sécurité), TPFI (BET structure, VRD, Cfo, Cfa, CVC, acoustique), Celsius environnement (BET environnement), L’Echo (économiste), Arteba (maîtrise d’œuvre d’exécution et OPC).

Entreprises: Travaux du Midi (entreprise générale), Arbonis (concepteur-constructeur de solutions bois).

Surface: 4 352 m2 de surface de plancher (SP) sur un terrain de 12 OOO m2.

Coût d’opération: 11 millions d’euros TTC (en comptant la démolition et le désamiantage du restaurant universitaire) financés par un emprunt de 8 millions d’euros et des subventions de 1,5 million (Etat, région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ville de Marseille).

 

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