Chantiers

A Marseille, le concept Smartseille devient réalité

Mots clés : Entreprise du BTP

Le 21 juillet, lors de l’inauguration du siège régional d’Eiffage à Marseille, le P-DG du groupe a annoncé l’organisation d’un hackathon en janvier 2018 pour inviter étudiants, universitaires et spécialistes du numérique à réfléchir sur la ville méditerranéenne de demain. L’objectif est de dupliquer, sur le pourtour méditerranéen, l’îlot démonstrateur Smartseille aménagé dans le périmètre d’Euroméditerranée

Plus de huit ans après sa mise en orbite, l’îlot démonstrateur de la ville durable Smartseille porté par Eiffage immobilier dans la ZAC Littorale d’Euromed 2 (53 ha, 700 000 m2 de plancher), au nord de Marseille, prend forme. Le 21 juillet, en présence notamment de Brune Poirson, la secrétaire d’Etat à la transition numérique, de Laure-Agnès Caradec, présidente de l’EPA d’Euroméditerranée, et de Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, Benoît de Ruffray, président-directeur général d’Eiffage, a inauguré le nouveau siège de sa direction régionale.

Ce lot tertiaire a été acquis en Vefa par la SAS «Allar C», joint-venture créée par la Cepac (51%) et la Caisse des dépôts (49%) (19 millions d’euros d’investissement) agissant pour l’Etat dans le cadre du Plan d’investissement d’avenir. Les équipes régionales d’Eiffage construction, d’Eiffage Immobilier et du bureau d’études Ingérop se partagent six des huit étages. Il en reste encore deux à louer. Implanté en limite est de la parcelle, le bâtiment de 5 500 m2 construit par le groupe de BTP et conçu par l’agence d’architecture de Corinne Vezzoni occupe un des cinq îlots du futur écoquartier. Il est relié à un immeuble d’une centaine de logements (50% de sociaux) de 17 étages (conception: Celina Pigeat, Atelier 82) livré en septembre prochain.

 

Ecoquartier de 2,7 ha

 

L’an dernier, a été livré un immeuble de bureaux de 10 000 m2 vendus à la Ville de Marseille, ainsi qu’un hôtel B&B, tous deux signés par l’architecte Eduardo Souto de Moura (prix Pritzker 2011) associé à Jacques Sbriglio. En début d’année, a démarré la construction de la résidence intergénérationnelle (conception: Mathoulin-Jardin architectes associés) qui va abriter 40 logements intermédiaires vendus à SNI, 94 logements intergénérationnels Cocoon’Ages gérés par Logis Méditerranée, une crèche privée et un restaurant scolaire. Il reste aussi à réaliser l’îlot confié à l’architecte Jean-Michel Battesti. L’ensemble immobilier comportera 77 logements en accession libre, 59 logements sociaux acquis par le groupe Unicil, 1 600 m2 de bureaux et un groupe scolaire.

Le dernier et cinquième îlot vient d’être confié à une équipe de maîtrise d’œuvre composée de Marc Mimran, Roland Carta et le cabinet EGR.

A terme, le futur écoquartier de 2,7 ha, dont 1,2 ha d’espace paysager, réalisé sur le site d’une ancienne usine à gaz, va accueillir près de 60 000 m2 de bureaux, logements, commerces et équipements où habiteront et travailleront 4 000 personnes. Après les 250 salariés d’Eiffage et d’Ingérop et les 500 agents de la Ville de Marseille qui sont sur site depuis un an, les premiers habitants vont arriver en septembre.

 

Low cost et easy tech

 

Ce 21 juillet, les mots «durable» et «innovation» sortaient de toutes les bouches. Ils étaient de circonstance car Euroméditerranée et Eiffage ont l’ambition de réussir le pari de faire cette partie de la zone portuaire, occupée de friches et autres délaissés, un nouveau morceau de ville durable méditerranéenne.

«Smartseille» est d’ailleurs le fruit d’une démarche innovante née au sein de Phosphore, la cellule recherche et développement de la major. Tout a été passé en revue pour faire du «Low cost et easy tech», le concept développé par la cellule: mixité des usages, résidence intergénérationnelle Cocoon Ages, pièces nomades dans les logements, service d’autopartage, parkings mutualisés (les places réservées aux bureaux le jour seront occupées par les résidents la nuit), potagers partagés, conciergerie, «tablophone» pour avoir accès aux différents usages, boucle d’eau de mer, etc. «Toutes les innovations doivent être à un prix abordable pour l’usager et utilisables de manière intuitive afin d’être dupliquées ailleurs. L’homme est remis au centre des préoccupations. Il faut avoir la juste technologie au regard des usages.», résume Valérie David, directrice développement durable et transverse du groupe Eiffage.

 

Hackathon

 

L’ambition est donc de dupliquer Smartseille, projet pilote sur le créneau de la ville méditerranéenne durable. «Notre dispositif de boucle d’eau de mer permet de ne pas aggraver l’empreinte énergétique. Nous reconstruisons la ville sur la ville. C’est reproductible dans de nombreuses villes du pourtour méditerranéen», a rappelé Valérie David.

Dans cette logique d’essaimage, Benoît de Ruffray, P-DG d’Eiffage, a d’ailleurs annoncé l’organisation d’un hackathon en janvier 2018 sur la ville durable sur la thématique de la surélévation. Etudiants en architecture, ingénieurs, spécialistes de la biodiversité, universitaires sont invités à réfléchir à la ville méditerranéenne de demain et comment la reconstruire sur elle-même. Eiffage leur mettra à disposition sa dernière application Tetri Cité.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Vous êtes intéressé par le thème Chantiers ?
  • Découvrez les Cahiers Techniques du Bâtiment
    Le magazine qui traite des innovations produits, des évolutions techniques et de l’actualité règlementaire dans tous les corps d’états.
    Voir le site

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X