Aménagement

A Marseille, l’Etat, les collectivités et les bailleurs se mettent au chevet de la cité de Zidane

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Etat et collectivités locales

Cité des quartiers nord de 1200 logements, La Castellane n’a pas encore bénéficié d’un programme de renouvellement urbain. Les partenaires vont accélérer sa mise en œuvre.

Avec 14 conventions signées pour un montant global de près de 1,2 milliard d’euros, Marseille est engagée dans le plus important programme de renouvellement urbain de France à l’échelle d’une seule commune. Aujourd’hui à mi-parcours, ce PNRU 1 va être relayé par le PNRU 2 et ce sont neuf quartiers d’intérêt national et cinq quartiers d’intérêt régional qui ont été retenus dans la cité phocéenne par l’Anru. Parmi ceux-ci, figure La Castellane, une cité du 15e arrondissement de 1200 logements et 4500 habitants, célèbre pour y avoir vu grandir le jeune Zidane mais souffrant aussi à grande échelle de tous les maux de ces grands ensembles construits dans les années 70: urbanisme en labyrinthe, isolement par rapport au reste de la ville et à ses infrastructures de transport, trafic endémique de stupéfiants, insécurité, etc.

 

Démolition de 200 à 300 logements

 

Restée sur le quai lors du PNRU 1 car le projet de renouvellement urbain la concernant n’était pas prêt, elle vient de faire l’objet de la signature d’un protocole de préfiguration qui mobilise tous les partenaires: Etat, Anru, ville de Marseille, communauté urbaine, bailleurs sociaux -Erilia, le SNHM, la Phocéenne d’Habitation, Logirem-, la CAF13, le GIP Marseille Rénovation Urbaine, la Caisse des dépôts. Cette étape est le préalable à la signature d’une convention pour le projet de réhabilitation, au second semestre 2015.

«Notre objectif est de dédensifier cette cité avec 200 à 300 démolitions, de réhabiliter les 900 logements restants, de créer une trame d’espace public et de reconnecter La Castellane à la Ville. Nous devons aussi créer les conditions de la diversité urbaine aux abords avec des commerces, des logements, des activités» annonce le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin.

 

Des premiers engagements à court terme

 

Tout ce projet au travers d’une mission de maîtrise d’œuvre urbaine confiée à Jornet Llop Pastor, Jean-Michel Guénod et Alexandre Chapuis avec Jean-Michel Battesti, architecte conseil des bailleurs a déjà été engagé. Il devrait en coûter 200 millions d’euros pour mener à bien cette reconquête urbaine et sociale. Sans attendre, les partenaires ont décidé de mobiliser à court terme une enveloppe de 6 millions d’euros pour des premières interventions sur l’urbanisme (démolition des tours K (91 logements), du bâtiment G (12 logements) et du parking de la Tartane, relocalisation du centre social en y adjoignant une crèche pour créer d’un axe public est-ouest, ouvrant la traversée de la cité). Mais il y aura aussi dans cette première phase de l’accompagnement social, de la concertation avec les habitants sans oublier un travail sur la sécurité. «La synergie entre les actions pour la cohésion sociale et celles qui touchent le bâti va être recherchée, conformément aux orientations du PNRU 2. Mais un des enjeux clé ici est la sécurité et la lutte contre la prise en main du territoire par les réseaux liés au trafic de drogue. Cela implique un travail très fin sur l’espace public et l’éclairage par exemple» explique Marie Lajus, préfète déléguée pour l’égalité des chances.

 

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