Aménagement

A Marseille, Eiffage Construction conduit des chantiers express sur l’îlot Allar

Mots clés : Entreprise du BTP - Produits et matériaux

«Smartseille», îlot démonstrateur d’Eiffage au sein d’Euromed 2 et première brique de cette Ecocité, devrait être réalisé en à peine quatre ans. Les premiers bâtiments seront livrés courant 2016.

«Smartseille est la première opération réalisée dans le périmètre d’Euromed 2 et de son Ecocité. Cet écoquartier au service de ses habitants et de ses usagers se doit d’être réalisé le plus rapidement possible pour amorcer la métamorphose du site et offrir une réelle mixité sociale et fonctionnelle» explique Hervé Gatineau, directeur régional d’Eiffage Immobilier. L’entité porte ce projet pilote du groupe Eiffage à Marseille (160 millions d’euros d’investissements) sur une friche proche de la zone portuaire au nord de la ville, qui a accueilli autrefois une usine de production de gaz.

Lancés début 2015, les travaux du premier îlot de cet ensemble de près de 60 000 m2 de plancher sur 2,7 hectares seront achevés en avril prochain pour l’Hôtel B&B de 90 chambres et à l’été pour l’immeuble de bureaux de 10 000 m² acquis par la ville de Marseille pour installer près de 400 fonctionnaires.

 

Des équipes renforcées sur le chantier

 

Moins d’une année a été nécessaire pour réaliser le gros œuvre de l’ensemble qui représente 24 000 m2 SHO totale. Avec quatre équipes distinctes intervenant en postes décalés, les travaux pendant 8 mois se sont déroulés entre 6h et 20h30 avec deux grues et un effectif de 70 personnes. En moyenne, il fallait 10 à 11 jours pour réaliser en béton autoplaçant un niveau de ce premier ensemble R+8, comportant également deux niveaux en infrastructure. «Cette performance a pu être atteinte grâce à une participation active des compagnons d’Eiffage Construction, du volontariat pour les horaires décalés et des moyens matériels plus importants, pour le coffrage notamment» explique David Kalimbadjian, directeur des travaux pour l’ensemble du chantier de Smarseille.

Dessiné par les architectes Eduardo Souto Moura et Jacques Sbriglio, ce premier immeuble se distingue également par sa façade habillée de grands brise-soleil verticaux, une deuxième peau constituée de 1 600 pièces de 3 m de haut en béton blanc, préfabriquées en usine et posées, avec l’aide des grues, au moyen d’une passerelle fixée sur la façade. «Nous avons atteint un rythme de 20 éléments posés par jour» précise David Kalimbadjian.

 

De nombreuses innovations

 

Sans attendre l’achèvement de ce premier îlot, le groupe Eiffage a déjà engagé les travaux d’un nouvel ensemble à l’arrière du site, qui comportera des bureaux et des logements sur 17 niveaux. Il devra également être réalisé dans des délais très courts. «L’objectif est de livrer la totalité de Smarseille fin 2018» précise Hervé Gatineau. Commercialisés à moins de 3 000 euros/m² avec vue mer, les logements en accession (300 prévus au total sur le site) ont déjà fait l’objet de près de 60 réservations.

Ilot démonstrateur de la ville méditerranéenne durable, Smartseille met notamment en application les solutions issues des travaux de R&D du laboratoire de développement urbain d’Eiffage, Phosphore et se veut également un écosytème partenarial regroupant acteurs publics et privés, start-up, organismes sociaux, associations environnementales, etc. Parmi ces innovations, on trouve une boucle thalossothermique utilisant l’eau de mer et une boucle de transfert permettant aux bureaux et logements d’échanger leurs calories avec des factures énergétiques réduites de 30% pour les logements, l’emploi de matériaux durables (isolation naturelle des bâtiments, bétons Ecocem), la mycorémédiation pour le traitement sur place des terres polluées, les usages partagés pour le stationnement, la réversibilité des logements avec des «pièces nomades», de nombreux e.services pour les habitants, etc. A terme, Smartseille devrait être un nouveau lieu de vie de 4 000 personnes. «C’est un pari sur la mutation urbaine de ce secteur de Marseille mais Eiffage s’engage fortement dans cette opération et nous pensons que dans le cadre d’un partenariat public privé la métamorphose est possible» souligne Luc Bouvet, le directeur régional d’Eiffage Construction.

 

 

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