Chantiers

A Marseille, Constructa entame l’élévation de La Marseillaise de Jean Nouvel

Mots clés :

Architecte

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Immeuble de grande hauteur

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Matériel - Equipement de chantier

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Réglementation technique

La Marseillaise, un immeuble de grande hauteur de 135 mètres, débute ses travaux de superstructure au moyen d’un coffrage autogrimpant et de deux grues à flèches relevables.

Objectif des équipes du gros œuvre: atteindre le sommet de l’ouvrage, à 135 m de hauteur, en avril 2017. Sur les quais d’Arenc, les équipes de Dumez Méditerranée, mandataire du groupement de conception-réalisation de la tour La Marseillaise, IGH signé Jean Nouvel, sont entrées dans le vif du sujet avec le début des travaux d’élévation de ce futur immeuble de bureaux de 40 000 m2 de plancher. Après le forage et le coulage d’une série de 83 pieux à 33 m de profondeur, la pose de palplanches, le terrassement et le coulage du radier cet automne, l’ouvrage est à présent en phase gros œuvre avec les premières levées du coffrage autogrimpant et la réalisation des poteaux de 12 m de haut qui formeront le hall monumental de la tour. « Nous prévoyons d’achever la réalisation du noyau du rez-de-chaussée à la mi-avril, celle des noyaux R+1 et R+2 à la fin juin ce qui nous permettra d’engager ensuite le début de la pose de la charpente métallique des planchers » explique Grégoire Cousin, directeur technique de Constructa Urban Systems, maître d’ouvrage. Pour l’heure une cinquantaine de compagnons sont mobilisés mais l’effectif va rapidement monter à 200 personnes en 2016.

 

Bétons à haute résistance

 

Ce chantier de 120 millions d’euros va combiner mise en œuvre simultanée de béton (18 800 m3) et d’acier (1 700 tonnes) grâce au coffrage autogrimpant utilisé pour réaliser le noyau central de la tour et aux deux grues à flèches relevables (du fait de l’exposition au vent), permettant d’installer à l’avancement les éléments de la charpente métallique formant les planchers. «Nous tablons sur un délai de 11 jours pour élever un niveau entre le R+1 et le R+12 puis sur 6 jours à partir du R+12. Au total, 36 élévations successives de 3,7 m seront nécessaires» commente Fabrice Prades, directeur de projet de Vinci Construction.

Les bétons utilisés, fournis par Cemex, sont des bétons à haute résistance (15 Mpa par 24 heures et classification C60 pour les quatre premiers niveaux). Ce choix constructif béton-acier va également permettre de faire intervenir les corps d’état secondaires très tôt (ils sont en train d’être choisis) sur les premiers niveaux, une fois les blocs façades posés et donc avant même la fin de la totalité du gros œuvre.

 

Un prototype pour les brise-soleil en BFUHP

 

L’autre défi technique de La Marseillaise est l’habillage des 16 000 m2 de façades vitrées de quelque 3 800 pièces de brise-soleil en BFUHP, couvrant une palette de 26 teintes différentes en court de mise au point, avec comme couleurs principales le bleu, le blanc et l’oranger. Elles seront produites dans la nouvelle unité de préfabrication, Méditerranée Préfa, que Vinci Construction vient de mettre en route à Marignane. Pour cela, un prototype de façade revêtue de ses brises soleil a été installé sur le chantier. «Ces brises soleil en BFUHP sur un IGH seront une première. Leur installation va notamment nécessiter une Atex pour valider leur fixation sur les menuiseries aluminium en habillage d’un ensemble clos couvert» précise Grégoire Cousin.

Si tout se passe bien, la livraison de la Marseillaise (coût total: 180 millions d’euros) est prévue au deuxième trimestre 2018. Seule tour de bureaux disponible à la location face à la mer, elle offrira des plateaux moyens de 1 350 m2, traversés par seulement deux poteaux et disposera d’un restaurant interentreprises (1 500 couverts) et d’une crèche de 26 berceaux. «Chaque tour est un prototype. Ici, nous atteignons un coût de construction de 3 000 euros/m2 shon. C’est un coût maîtrisé par rapport à un IGH classique que nous avons réussi à obtenir grâce à des formes simples et répétitives au niveau de la structure, sans pour autant se priver de la signature d’un architecte emblématique, Jean Nouvel» souligne Emmanuel Duchange, directeur général de Constructa Urban Systems. Un travail de conception dont l’expression sera notamment l’emploi notamment du BFUHP pour fabriquer les 3800 pièces de brise-soleil, un béton haut gamme qui coûte à lui seul 10 000 euros le m3

 

 

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    Attention à la chute !

    Faire un « pare-soleil » en béton même en BFUHP pour fabriquer les 3800 pièces de brise-soleil, un béton haut gamme qui coûte à lui seul 10 000 euros le m3 est une prise de risque insensée. La fixation, les efforts sur la façade, le prix sont des facteurs de risque bien connus. Qui sera responsable en cas de chute mortelle sur le parvis ? Une réalisation en aluminium anodisé ou laqué était préférable, maitrisée, sans risque.
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