Culture

A Lyon, le mobilier urbain malin l’emporte sur le high-tech

Mots clés : Mobilier urbain

A l’occasion de la biennale Lyon City Design, le jury a décerné ses prix à des projets privilégiant la pertinence et la poésie à la technologie. Les 16 prototypes sélectionnés pour l’événement sont encore à découvrir jusqu’au 2 avril. En voici une sélection.

Le mobilier urbain d’avenir est-il forcément branché ? Parmi les 16 projets présentés jusqu’au 2 avril dans le cadre de la biennale Lyon City Design, il est effectivement un petit lot de dispositifs ultra-connectés et tatoués au flashcode. Pour autant, le high-tech n’a pas réussi à envahir cette deuxième édition de l’événement, qui se déroule dans le quartier de la Part-Dieu, depuis le parvis de la gare jusqu’aux abords du centre-commercial. A la suite d’un appel à projets, lancé il y a quelques mois, les créateurs ont notamment œuvré à réinventer les temps de pause et de déambulation dans l’espace urbain et ce sont les dispositifs les plus élémentaires qui paraissent les plus convaincants. Ceux-là surtout ont séduit le jury de l’événement qui a remis, le 19 mars, ses trois prix Lyon, City et Design.

Le premier est ainsi revenu à « La Palissade », un projet développé par le département design de l’agence Arep pour rendre les abords de chantier plus hospitaliers. En greffant des bancs, une table et un belvédère sur la clôture du site de construction d’un futur ensemble de bureaux, les designers Ariane Epstein et Edouard Chassaing ont répondu à l’une des questions posées dans le cadre de cette édition. Puisque Lyon City Design s’est installé au beau milieu d’un quartier d’affaires vieillissant sur le point d’entrer dans une phase de travaux lourds, l’occasion était donnée à ses participants d’inventer des solutions « pour accompagner le citoyen dans cette transition, qui sera longue entre la ville des années 1970 et celle demain », souligne Olivia Cuir, l’organisatrice de la biennale.

 

Flânerie

 

Le prix City a été, lui, accordé aux flèches signalétiques telles que les a repensées l’Atelier Supernova. Avec leurs flèches graduées non pas en mètres à parcourir mais en temps de déambulation, elles incitent davantage à la flânerie. Quant au prix Design, il a récompensé le projet Boll d’Adrian Blanc. Le jeune designer avait constaté que devant la gare de la Part-Dieu, les passants utilisaient les bornes comme tabouret… Il les a donc transformées en véritable mobilier en y ajoutant des éléments en tôle d’acier peinte de couleurs vives. Une idée si simple qu’elle en est évidente.

Le jury, enfin, a eu deux coups de cœur pour des projets d’une poésie paisible : #Prairie, un dispositif d’affichage ensemencée à arracher pour mieux le planter développé par Anne-Lise Monnet et Cécile Barraud de Lagerie, et La Rainboxx de Nadine Cahen et Laurent Grégori, sorte d’isoloir dans lequel l’urbain stressé peut se réfugier le temps d’une courte pause sonore et lumineuse.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X