Logement

A Lyon, le marché du logement neuf bloqué par une offre disponible insuffisante

Mots clés :

Bâtiments d’habitation

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Etat et collectivités locales

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Marché de l'immobilier

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Politique du logement

Si le nombre de réservations progresse en 2015, le marché du logement neuf dans l’agglomération lyonnaise reste marqué par le recul des mises en vente. Les recours, très nombreux, retardent les opérations et font mécaniquement diminuer les stocks.

L’année 2015 a été une bonne année pour le logement neuf sur l’agglomération lyonnaise. Notamment concernant le nombre de réservations nettes. L’étude réalisée par l’Observatoire du Cecim, avec la Fédération des promoteurs immobiliers et la Chambre de construction immobilière de BTP Rhône Métropole, montre en effet que le nombre de réservations nettes a progressé de +7% sur la Métropole de Lyon en 2015. Avec 2 893 réservations, c’est sur les communes de Lyon et de Villeurbanne, désormais classées en zone A, que la progression a été la plus significative (+20%).

Avec un classement en zone A, les investisseurs ont fait leur grand retour sur ce marché du logement neuf. Sur les 5 375 réservations nettes enregistrées en 2015, 2 354 ont été réalisées par des investisseurs (contre 1 674 en 2014), 1 880 par des utilisateurs, le reste par des ventes en blocs, qui marquent le pas.

Si le marché lyonnais affiche un certain dynamisme, certains indicateurs sont passés dans le rouge comme les mises en ventes (-19%) et l’offre disponible (-17%). En cause: des délais d’obtention de permis qui s’allongent de 9 à 18 mois en moyenne, des recours en hausse et des lancements de programmes parfois en deçà de ce que les communes pourraient autoriser en termes d’urbanisme… «A Lyon, 530 logements sont aujourd’hui bloqués en raison de recours», illustre Michel Le Faou, vice-président de la Métropole de Lyon en charge de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie. Avec une durée d’écoulement constatée légèrement supérieure à 10 mois et une prospective en dessous des 8 mois, les stocks pourraient fondre comme neige au soleil…

Pour 2016, les promoteurs restent optimistes, sous certaines conditions: «Le marché se maintiendra si les taux d’intérêt restent bas, si les dispositifs à l’investissement locatif demeurent et si les aides métropolitaines en direction des primo-accédants pour les logements à prix abordables reviennent, souligne Louis Ziz, président de la Fédération des promoteurs immobiliers région lyonnaise avant d’ajouter, et si le volume de l’offre augmente !»

 

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