Transport et infrastructures

A Lyon, le déclassement des autoroutes A6/A7 attendu en fin d’année

Mots clés : Etat et collectivités locales - Réseau routier

Une fois déclassée, cette portion d’autoroute sera transformée en boulevard urbain apaisé. La gestion du trafic des véhicules en transit sera résorbée une fois le grand contournement de l’agglomération réalisé.

Depuis les années 1970, le cœur de l’agglomération est traversé par une infrastructure autoroutière qui draine un trafic routier toujours plus important. Ce sont ainsi près de 16 000 véhicules/jour qui transitent par cet axe nord-sud. Aussi, la Métropole de Lyon, par la voix de son premier édile, a demandé à l’Etat le déclassement de cette autoroute sur une portion de 16 km de l’échangeur de Limonest/Dardilly au nord de Lyon jusqu’à Pierre-Bénite en passant par le tunnel de Fourvière.

Le conseil métropolitain se prononcera lundi 11 juillet sur le déclassement de l’A6/A7 après que le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Alain Vidalies, ait donné son accord de principe le 3 mai dernier. Gérard Collomb, président de la Métropole, espère «la publication du décret d’ici la fin de l’année 2016». Cette délibération s’accompagne d’une requête pour la révision du périmètre dérogatoire des poids lourds dans le tunnel sous Fourvière.

 

Un boulevard urbain apaisé

 

En déclassant cette portion d’autoroute, la Métropole de Lyon souhaite transformer cet axe en boulevard urbain végétalisé et apaisé. Une transformation qui se fera en trois étapes et qui nécessitera, d’une part de boucler le contournement Est de l’agglomération et, d’autre part, de (re)lancer le serpent de mer de l’Anneau des Sciences pour boucler le périphérique lyonnais.

Une fois le décret publié, la Métropole de Lyon signera une convention avec l’Etat pour assurer la gestion et l’exploitation de ces nouvelles voies métropolitaines. Les premiers aménagements, réalisés d’ici 2020, comprendront la création de voies dédiées aux transports en commun – ouvertes aux taxis et à l’auto-partage – l’adaptation du jalonnement, la diminution de la vitesse et celle de la largeur des voies, la végétalisation de l’axe A6/A7, etc.

 

Réaliser le grand contournement Est

 

Pour réduire durablement le transit routier dans l’ensemble de l’agglomération – et ne pas le déporter vers le boulevard Laurent-Bonnevay et la rocade Est – des études cofinancées par l’Etat et la Métropole ont été lancées pour étudier les possibilités d’un grand contournement. Avec deux options à l’étude: un contournement par l’Ouest de l’agglomération (trop contraignant) ou un contournement par l’Est en s’appuyant sur un prolongement vers le Sud du réseau autoroutier existant. Les conclusions devraient être rendues d’ici la fin 2017. La réalisation de contournement d’ici 2025 s’accompagnera d’un développement du réseau des transports en commun.

 

Boucler le périphérique lyonnais

 

Dernier étage de la fusée: la réalisation de l’Anneau des Sciences – bouclage ouest du périphérique lyonnais – permettra de capter une partie du trafic en transit. Ce projet d’infrastructure de 14 km, enterrée à 80%, est chiffré à plus de 2 milliards d’euros. Sa réalisation, attendue vers 2030, sera le point d’orgue permettant à l’axe A6/A7 de se métamorphoser en véritable boulevard urbain.

 

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