Entreprises de BTP

A Lille, un grand stade et trop peu de spectacles ?

Mots clés : Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales - Manifestations culturelles - Sport

La Chambre régionale des comptes des Hauts-de-France critique la sous-utilisation du stade Pierre-Mauroy, notamment dans le domaine événementiel non sportif, géré par la société Elisa, une filiale d’Eiffage.

Le stade Pierre-Mauroy de Lille, l’antre du Losc (le club de football lillois), sait attirer les sportifs, un peu moins les artistes. Un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) des Hauts-de-France, paru fin mai, épingle l’exploitation du stade Pierre-Mauroy et la sous-utilisation de cet équipement multi-fonctions. Construite via un PPP avec Eiffage et inaugurée en 2012, l’enceinte de 50 000 places, dotée d’un toit rétractable, peut se muer en « boîte à spectacle » et accueillir alors 25 000 personnes. Elle est censée accueillir de nombreux événements sportifs (football, basket, tennis) et culturels, comme des spectacles ou des concerts.

 

Justin Bieber et Céline Dion

 

Or, l’organe de contrôle déplore « l’insuffisance d’activité et le manque de rentabilité pour la partie événementielle, liés à l’absence d’expertise initiale dans ce domaine de la société de projet Elisa ». Cette dernière, filiale à 100% d’Eiffage a été créée spécifiquement pour répondre à ce contrat. Les magistrats financiers ajoutent que celle-ci « ne présentait pas de compétences particulières dans la gestion d’un équipement multifonctionnel (…) et s’est ainsi confrontée à une difficulté forte pour la programmation des spectacles et des compétitions sportives ». La résorption du déficit pourrait ne pas être « supportable », même si Eiffage, la société-mère, « dispose de capacités financières élevées ».

En réponse, la société Elisa estime que les difficultés rencontrées au démarrage de l’exploitation du stade correspondent à « une phase de montée en charge habituelle ». En 2017, de grandes stars de la scène musicale sont attendues tels Depeche Mode, Justin Bieber ou Céline Dion, démontrant, selon Elisa, le choix de positionner le stade sur le marché événementiel.

 

Le quitus donné à la métropole

 

La CRC n’a pas distribué que des mauvais points. Elle estime ainsi que la Métropole a géré son projet avec rigueur, tant pendant la phase de construction, que pendant l’exploitation. Selon Damien Castelain, président de la MEL (Métropole européenne de Lille), « la procédure de PPP et la rigueur avec laquelle la MEL a fait appliquer le contrat ont été très protecteurs des finances publiques et, par là-même, des impôts des métropolitains ».

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