Aménagement

A Lille, « Le Quai des Canotiers » sur un air de guinguette

Mots clés : Aménagement paysager

Chantier emblématique de l’aménagement de l’écoquartier des rives de la Haute-Deûle, Nacarat lance l’opération «Le Quai des Canotiers».

Du cinquième étage de l’ancienne usine Leblan-Lafont reconvertie en creuset de la French Tech, Thomas Lierman, directeur général adjoint du développeur immobilier Nacarat (Rabot Dutilleul), contemple «un quartier qui nous est cher»: les Rives de la Haute-Deûle, une ZAC de 24,5 ha lancée en 2004, articulée autour du pôle d’excellence Euratechnologies (140 entreprises, 3 000 emplois) et dont la concession d’aménagement a été confiée par la Métropole européenne de Lille (MEL) à la Soreli. Nacarat fut, en effet, un des premiers promoteurs privés à intervenir sur cette vaste opération, fleuron de la dynamique urbaine lilloise.

Jean-Pierre Pranlas-Descours, urbaniste en chef de la ZAC, a d’ailleurs été mandaté pour étudier une densification du programme initial, qui passerait de 152 000 m2 à 200 000 m2, et un élargissement du périmètre d’origine à 50 ha (quelque 700 logements devraient être construits d’ici à 2020). Il faut dire que les Rives de la Haute-Deûle bénéficient de nombreux atouts: éco-mobilité, équipements et surtout environnement. Le quartier est une île cernée par deux bras de la Deûle. L’eau devient dès lors un élément fondateur du projet urbain, les berges aménagées offrant des kilomètres de promenade alors que le flux des péniches rappelle la proximité immédiate du port fluvial de Lille. C’est dans ce cadre qui pourrait devenir bucolique que Nacarat lance cette semaine avec Loginor l’opération «Le Quai des Canotiers»: 54 appartements du T2 au T5 labellisés Effinergie+ et 1 200 m2 de surfaces commerciales, conçus par l’architecte Charles-Henri Tachon, qui auront demain une vue imprenable sur le futur port de plaisance de la métropole, dont les études de préfiguration sont en cours.

 

Un projet à part

 

«Ce projet sort de l’ordinaire de Nacarat, n’hésite pas à affirmer Thomas Lierman. Il a plus de sens que d’autres, il raconte une histoire.» Celle de la place de la Gare d’Eau et de son café portuaire Le Barboat, dont Le Quai des Canotiers a pour objectif de faire un espace de convivialité, dans un esprit guinguette. Un défi pour l’architecte Charles-Henri Tachon qui décrit «un site pas facile à aborder, avec un grand vide à côté d’un autre grand vide d’eau». Comment dès lors le faire exister ? «En faisant de cette place une pièce à ciel ouvert», répond le maître d’œuvre, qui a dessiné des bâtiments au socle solide et aux façades de briques massives en mesure de tenir tout un front de l’espace de manière à offrir les conditions de développement d’une activité sociale. Pour créer une destination, il fallait aussi une adresse. La réhabilitation du Barboat remplira cette mission. Gilberto D’Annunzio, un restaureur italien réputé de Lille, investira ses murs, avec «le rêve de déborder sur l’extérieur». La livraison de l’ensemble est annoncée pour la fin de l’année 2017.

 

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