Qualité/Sécurité

A la Samaritaine, Vinci met les déchets en Seine

Dans la cadre de sa démarche environnementale et pour limiter le trafic routier dû à la gestion des déblais du chantier de la Samaritaine, Vinci a choisi d’évacuer par voie fluviale les déchets. Le constructeur recourt à une péniche gérée par le recycleur Paprec, réduisant ainsi par 3,5 le nombre de kilomètres parcourus par des camions.

Pour évacuer les déchets du grand chantier de la Samaritaine, coincée entre la rue de Rivoli et la Seine, l’entreprise générale Petit Construction (Vinci) s’est tournée naturellement vers le fleuve. Le moyen idéal de suivre ainsi les prescriptions strictes fixées par la charte « Chantiers à faible nuisance » signée par Vinci Construction avec la mairie du Ier arrondissement de Paris, le maître d’ouvrage, son conseil environnemental, et la maîtrise d’œuvre d’exécution.

« Pour ce chantier conduit au cœur de la capitale, un des défis logistiques est d’intervenir dans un environnement urbain dense. Notre volonté de recourir à la voie fluviale permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et l’encombrement des voies routières parisiennes tout en garantissant le rendement d’évacuation des déchets »a ainsi expliqué Manuel Estèves, ‎Directeur Délégué de Vinci Construction France, lors d’une présentation du dispositif mardi 4 octobre.

En effet, ce chantier emblématique demandera notamment l’évacuation depuis le centre de Paris vers des centres de recyclage d’environ 110.000 m3 de déchets dont, durant la phase de démolition en cours actuellement, 14.000 m3 de déchets dits « industriels banals » (ferraille, bois, carton, plastiques divers, etc…).

 

Péniche

 

Chargé de la collecte et du retraitement de ces déchets, Paprec Recyclage a donc mis à disposition de Vinci une gigantesque péniche qui peut transporter jusqu’à 300 tonnes de déchets. Des camions collectent directement sur le chantier les « DIB » pré-triés et les acheminent sur le site de CRH-Raboni à Ivry-Sur-Seine. Ces déchets sont ensuite chargés sur la péniche qui les achemine 38 km plus loin sur la plateforme de Paprec à Gennevilliers.

Le recours à la péniche entre les deux plateformes permet ainsi d’émettre cinq fois moins de CO2 qu’un transport par camion, tout en réduisant l’impact sur le trafic francilien. A l’issue des travaux, près de 35% des volumes des déchets du chantier de La Samaritaine auront transité par la Seine.

Une fois évacués, les déchets seront valorisés. « Dans le cadre des objectifs environnementaux liés aux certifications (les futurs bâtiments de la Samaritaine visent les certifications HQE Excellent, BREEAM et LEED ndlr), la valorisation des déchets sur l’ensemble du chantier doit être au minimum de 75% », a expliqué Erwan Le Meur, directeur général adjoint de Paprec Recyclage, en charge notamment des activités Paprec Chantiers. « En ce qui nous concerne, nous sommes déjà au-delà et visons les 85% ! ».

 

 

 

 

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