Matériaux et équipements

A La Rochelle, les chercheurs offrent une nouvelle carrière aux déchets de béton

Mots clés : Béton - Conception - Entreprise du BTP - ERP sans hébergement - Établissements de soins - Réglementation - Travaux publics

Dans le cadre d’un appel d’offres de l’Ademe sur les «Déchets du BTP», les chercheurs du laboratoire des Sciences de l’ingénieur pour l’environnement de l’université de La Rochelle (Charente-Maritime) ont, durant 30 mois, étudié la réactivité des bétons concassés destinés aux travaux routiers. Ils ont observé des différences d’évolution dans le temps, notamment en termes de portance.

Les expérimentations se sont déroulées au sein de Planète Recyclage, un site du groupe Charier et situé à La Rochelle-La Pallice. Spécialisé dans le recyclage des matériaux de déconstruction issus des chantiers du BTP, le centre de 2 ha collecte 40 000 t de produits par an, dont 38 000 t de béton. «Les matériaux sont triés, préparés avant d’être revendus à des entreprises de travaux publics. Nous touchons également les professionnels du bâtiment, les paysagistes et les particuliers avec nos matériaux décoratifs issus du concassage des tuiles et briques», détaille Cédric Couilleau, directeur de Planète Recyclage, et associé à l’expérimentation.

 

Une portance plus importante

 

«L’objectif de ce programme baptisé Recyment était de comparer les résultats avec ceux des matériaux de références issus des carrières», précise Cédric Couilleau. Et les résultats sont surprenants: «La portance, le jour de concassage, est similaire entre les deux types de matériaux. Par contre, après 3 et 8 mois, on note une amélioration plus importante de la portance pour les graves recyclés que pour les produits de carrière», constate le responsable de Planète Recyclage qui poursuit: «Cette découverte nous laisse envisager de revoir, à terme, l’épaisseur des couches de fondation et d’assises des routes».

L’expérience a même démontré qu’avec un ajout de terre cuite, environ 15%, les performances mécaniques des matériaux recyclés s’en trouvaient multipliées. «Reste à comprendre pourquoi», souligne Cédric Couilleau.

 

Des frais en moins

 

Quoi qu’il en soit, les différents acteurs de cette expérimentation s’accordent pour dire que «les graves recyclés ne sont pas des sous-produits». Et si leur intérêt écologique n’est pas plus à démontrer, ils peuvent même présenter un impact économique intéressant. «Nous sommes sur un prix équivalent à celui des matériaux de carrière. Mais, pour les entreprises situées loin de ces dernières comme sur La Rochelle ou Bordeaux par exemple, nous évitons les frais de transport», concluent les responsables de l’étude qui vont désormais compléter leur étude et compte bien faire changer les mentalités…

 

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