Energie

A la recherche des nouvelles dynamiques de rénovation des logements

Mots clés :

Bâtiments d’habitation

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Démarche environnementale

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Efficacité énergétique

Force est de constater que ni les mesures fiscales,  ni les messages en faveur de l’environnement et des économies de charges ne suffisent  à inciter les particuliers à entreprendre des travaux de rénovation énergétique. Il faut trouver autre chose. Proposer de nouveaux leviers, c’est l’objectif du nouveau groupe de travail lancé le 1er mars par le Plan Bâtiment Durable.

Tout est fait pour que la rénovation énergétique des bâtiments fasse recette. D’abord, un potentiel énorme : 20 millions de logements (60% du parc) ont été construits avant la première réglementation thermique de 1974 et compte tenu du taux de renouvellement du parc d’environ 1%, il restera en 2050 entre 30% et 40% de logements construits en 1975. Puis les objectifs inscrits dans la loi sur la Transition Energétique : 500 000 logements rénovés par an dès 2017, un parc rénové selon les normes basse consommation à 2050. Enfin, les dispositifs fiscaux : CITE, éco-PTZ, etc… Pourtant, la rénovation énergétique reste encore aujourd’hui un marché de niche.

Pour mettre un coup d’accélérateur à cette belle endormie, Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable, a confié à Frédéric Denisart, architecte, et Jean-Pascal Chirat, vice-président du Club de l’Amélioration de l’Habitat, le co-pilotage d’un nouveau groupe de travail intitulé « Nouvelles dynamiques de rénovation des logements ».
« Pour atteindre les objectifs affichés par la loi, il est impératif de développer un discours innovant, structuré autour de nouvelles incitations comme la qualité d’usage et la plus-value patrimoniale. Sans une connaissance fine des leviers poussant les particuliers à entreprendre des travaux de rénovation énergétique et plus largement d’amélioration de l’habitat, il sera difficile d’atteindre la masse critique de logements rénovés », a indiqué Philippe Pelletier dans la lettre de mission adressée aux deux co-pilotes.

 

Coupler rénovation énergétique et adaptation au vieillissement : peut-être une des recettes

 

La feuille de route fixée est claire. Avec comme objectif de trouver les clés à la massification du marché, en complément des solutions déjà en place, le groupe de travail (1), qui sera constitué, devra réfléchir sur les « stimuli propres à déclencher des travaux en fonction des types de ménages, catégories de logements et typologies de projets  et à de nouveaux modes collaboratifs ou d’accompagnement entre acteurs pour susciter l’envie de rénover des ménages. Tout en gardant à l’esprit, la soutenabilité économique des projets pour la filière et les ménages ».
Mais pas question de se limiter. Le président du Plan Bâtiment Durable entend élargir la réflexion à des solutions de couplage de travaux de rénovation énergétique et d’adaptation au vieillissement et y associer l’ensemble des acteurs : de l’usager à l’industriel, en passant par les architectes et les entreprises/artisans.
 
Une réunion de travail aura lieu fin mars pour une remise des premiers travaux attendue avant l’été 2016.

 

(1) Les acteurs intéressés sont invités à contacter l’équipe du Plan Bâtiment Durable pour participer à ces travaux.

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