Energie

A Interclima+Elec, EDF dessine le chauffage de 2050

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Chauffage - froid

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EDF a présenté le 2 novembre, au Mondial du bâtiment à Villepinte, sa feuille de route technologique pour le parc de logements individuels. Cette étude recense les actions nécessaires pour aboutir à un chauffage à faible émission de carbone.

A l’échelle d’une vie humaine, l’année 2050 semble bien éloignée. En revanche, pour un bâtiment, elle relève déjà du futur proche. « Lors des 35 prochaines années, il ne changera de chaudière qu’une seule fois », remarque Chantal Degand, chef du département marketing stratégique d’Electricité de France (EDF). Dans le cadre du Mondial du bâtiment, le 2 novembre, au Parc des expositions de Villepinte, elle a présenté la feuille de route conçue par le fournisseur d’énergie pour réduire drastiquement les émissions de CO2 du parc de logements individuels. Cette diminution contribuerait à l’objectif fixé par l’Etat d’une division par quatre des émissions de gaz à effet de serre de la France entre 1990 et 2050.

Selon les chiffres avancés par l’énergéticien, l’action la plus efficace contre le réchauffement climatique reste l’isolation de l’édifice. Après chantier, une maison chauffée au fioul passe en moyenne de 65 kg de CO2 émis par m2 et par an (kg CO2/ m2.an) à 40. Une résidence avec une chaudière au gaz génère 35 kg CO2/ m2.an, contre 55 sans travaux. La baisse est moins spectaculaire pour une habitation équipée de radiateurs électriques. Les 20 kg CO2/ m2.an se changent en 15 kg CO2/ m2.an après isolation. Ces faibles chiffres s’expliquent par le mix énergétique français : l’électricité provient à 73% de centrales nucléaires et à 14% de barrages hydrauliques. Sa production, et donc sa consommation, engendre peu de gaz à effet de serre, avance EDF.

 

Systèmes hydriques et radiateurs intelligents

 

La seconde opération conseillée par EDF consiste à installer un système de chauffage hybride, une pompe à chaleur électrique (PAC) combinée à une chaudière à condensation, en substitution des anciens équipements à énergie fossile. L’empreinte carbone chute alors de 62% pour un logement déjà isolé chauffé au fioul et de 43% pour son homologue au gaz. La baisse atteint respectivement 87,5% et 85% quand le PAC air/eau assure seule le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire du bâtiment. Pour les foyers utilisant l’électricité, l’usage d’un chauffe-eau et de radiateurs intelligents réduit de 33% les émissions de l’habitat. Encore plus performant, la combinaison d’une PAC air/air et d’un chauffe-eau thermodynamique entrainent une baisse de 85%. Dans l’ensemble des cas, des techniques de récupération de chaleur sur les eaux grises (provenant des douches, des baignoires, du lavage du linge et de la vaisselle) pourraient encore améliorer les résultats.

« Cette feuille de route montre qu’une division par quatre de nos émissions est possible. Cependant, l’offre de conseil pour une planification globale des travaux demeure limitée. La coordination entre les différents corps de métiers sur le chantier doit encore être renforcée. Enfin, la question du budget demeure prégnante », note Chantal Degand. La route reste encore longue jusqu’à 2050.

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