Collectivités territoriales

A Cahors, François Hollande signe le contrat de plan Etat-Région avec Martin Malvy, le président de région

Mots clés : Contrat de projet Etat-région - Gouvernement

C’est dans la matinée du 14 avril que le président de la République s’est rendu à Cahors (Lot) pour signer avec le président de région Martin Malvy le nouveau contrat de Plan Etat-Région 2015-2020.

Le nouveau contrat de plan porte sur un montant d’un milliard 770 millions d’euros d’engagements sur une période de six ans. L’Etat s’engage à hauteur de 709,1 millions d’euros, la Région de 723,3 millions d’euros. Et l’ensemble des autres partenaires apporteront 338 millions d’euros. Ce qui la place, avec près de 300 millions d’euros par an, au 4e rang des régions les mieux dotées de France.

Conformément aux stratégies territoriales de l’Etat, les axes prioritaires du CPER sont la mobilité durable, l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation. S’y ajoutent les filières d’avenir, l’usine du futur, et ce qui intéresse également le BTP, la transition écologique et énergétique ainsi que les TIC.

En matière de mobilité et d’enseignement supérieur – recherche, des programmes

d’investissements détaillés sont d’ores et déjà arrêtés afin de doter Midi-Pyrénées des équipements et infrastructures nécessaires à son développement, notamment dans la perspective de l’union avec Languedoc-Roussillon.

Le programme ferroviaire priorise la modernisation d’un réseau structurant pour un montant de 76,7 millions d’euros. Sur l’axe de Tarbes, des aménagements de haltes (6,5 millions d’euros) et l’amélioration de la traction électrique (19,5 millions d’euros).

Sur l’axe de Castelnaudary, allongement des quais (7,3 millions). Sur l’axe Montauban, Agen, Brive: allongement des quais (6,1 millions), aménagements à Montauban et Boussens;  l’aménagement de la gare de Castelnau-d’Estrétefonds (2,4 millions) et l’installation permanente de contresens sur Lalbenque/Caussade et Thédirac/Brive pour 32,9 millions d’euros.

La modernisation du nœud ferroviaire toulousain, gros paquet de 191,4 millions d’investissements s’inscrit dans le cadre du projet, un peu mis à mal, de Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Il comporte les travaux de modernisation de la gare Matabiau dans l’optique de l’arrivée de la LGV et des aménagements ferroviaires au nord de Toulouse, une halte ferroviaire de Labège, et des installations à Portet et Muret.

Toujours en matière ferroviaire, il est également prévu de fluidifier les transports à l’ouest de Toulouse sur l’axe d’Auch, où le CPER prévoit 51,4 millions d’euros.

 

436 millions pour les routes

 

Dans le domaine routier, l’objectif prioritaire est de poursuivre le programme de nouvelles liaisons à 2×2 voies entre Toulouse et les villes moyennes régionales. Les partenaires apportent 436 millions d’euros. Le programme de modernisation des itinéraires routiers (PDMI) de 2008-2014 est loin d’être achevé. «L’achèvement des opérations du PDMI est donc une priorité du CPER» a indiqué le président de Région.

On peut lister les principales opérations suivantes: mise à 2×3 du périphérique toulousain (48,5 millions d’euros); aménagements entre Auch et Toulouse sur la RN124 (164,5 millions d’euros) dont la déviation de Gimont; la déviation de Saint-Béa sur la RN125 pour 67,7 millions d’euros. Sur la route Tarbes-Lourdes (RN21), 32, 3 millions sont prévus notamment pour finaliser la déviation d’Adé à 2×2 voies. Enfin, de nombreux travaux seront engagés sur la RN88 vers Albi pour plus de 110 millions d’euros, notamment l’achèvement de la rocade, la réalisation d’une route à 2×2 voies entre La Baraque Saint-Jean et Lamothe et surtout du contournement de Baraqueville (92 millions d’euros).

Dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’enveloppe s’élève à 264,3 millions d’euros pour une centaine de projets inscrits: 51 opérations immobilières, 29 équipements scientifiques et 18 projets de logement étudiant.

Un tiers du programme d’investissement sera consacré aux sites universitaires de proximité.

Et pour les opérations immobilières, l’accent sera mis sur la rénovation de l’Université 3 – Paul-Sabatier.

Sont prévus également, la reconstruction de l’Ecole d’architecture de Toulouse (26 millions), l’institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (16,6 millions), quatre opérations sur l’institut national de la recherche agronomique (9 millions), et l’école vétérinaire (8,4 millions).

Sur les opérations majeures des territoires midi-pyrénées, de nombreux projets sont prévus comme à Moulis (Ariège), sur le campus de Rodez (9,3 millions), les IUT d’Auch, de Cahors, de Tarbes (17,3 millions pour l’IUT de génie civil). Sur Albi (Tarn) sont prévus de gros travaux sur le Campus et l’Ecole des Mines Albi-Carmaux (14,2 millions d’euros).

Pour la transition écologique et énergétique, le volet du CPER comprend le Plan Midi-Pyrénées Energie avec ses deux axes forts: la rénovation énergétique de l’habitat et le soutien au développement des énergies renouvelables. L’Etat apporte 183 millions d’euros et la région 128 millions, notamment dans le cadre du schéma régional de cohérence écologique pour une restauration de la trame verte et bleue régionale.

Autres secteurs prioritaires: 125 millions d’euros environ iront alimenter le volet numérique pour soutenir le déploiement du haut et très haut débit dans les départements. Le plan Usine du futur dégage une somme de 32 millions d’euros d’ici à 2017

Enfin, dernier volet, mais très attendu, le volet territorial qui bénéficie de 162 millions programmés, mais non encore finalisés. La Région va lancer des contrats régionaux uniques, conclus pour une première période triennale, avec l’ensemble des territoires de la région. «Ces contrats régionaux uniques, dont une partie seulement relève de ce CPER, visent à agir pour l’emploi de manière adaptée, d’accompagner la réforme territoriale et de favoriser les nouveaux territoires de projets plus proches des territoires vécus» a précisé Martin Malvy.

 

Focus

Eléments du Discours de Martin Malvy (extrait)

«Nous serons demain une grande Région du sud européen, de près de 6 millions d’habitants proche en capacité de sa voisine, la Catalogne. Parmi les 20 premières Régions d’Europe, la 3e en France par le nombre de ses chercheurs, 35 000, et ses 160 000 étudiants, la première pour la création de start-up. Premier vignoble au monde, 1er espace français de l’agriculture biologique, cinq pôles de compétitivité dont l’aéronautique, l’espace, l’agriculture et l’agroalimentaire, la recherche sur le cancer et la bio santé, une vingtaine de clusters, parmi lesquels le numérique et la robotique.»

« Le contrat de Plan Etat-Région dont nous signons le protocole aujourd’hui s’élève pour la période à un milliard sept cent soixante-dix millions d’euros. L’Etat et la région y sont à parité, chacun à hauteur de 720 millions. Les autres collectivités, conseils départementaux, communautés d’agglomérations et de communes y participeront pour un peu plus de 300 millions. Les fonds européens, pour la même durée, s’élèvent au même montant. Si l’on y ajoute les investissements propres de la Région et l’effet multiplicateur de ces crédits, ce sont près de 8 milliards d’euros qui seront injectés dans l’économie régionale d’ici 2020.»

«La fusion de nos deux régions ne sera pas loin de doubler le montant de ces enveloppes.»

Et un petit rappel pour le chef de l’exécutif:

«Le contrat de Plan a été orienté vers de grandes priorités (dont) l’accessibilité des principales gares, la modernisation du réseau ferroviaire pour les lignes régionales, première étape de la modernisation de la gare Toulouse-Matabiau, afin d’anticiper l’arrivée de la LGV. Le doublement de la voie ferrée Arènes-Colomiers, pour désengorger Toulouse. Ici, dans le Lot, la reconstruction de la ligne Aurillac-Brive par Biars et Saint Denis les Martel, par exemple. Monsieur le Président de la République, vous me permettrez de vous dire, à ce sujet, l’intérêt majeur que nous portons au respect du calendrier pour la réalisation de la LGV Bordeaux-Toulouse et pour l’amélioration de la desserte historique entre Paris et Toulouse par Limoges et Brive, dont nous ne voulons pas imaginer qu’un jour elle ne desserve plus le Lot.»

 

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