Chantiers

A Cagnes-sur-Mer, Polygone Riviera, méga-centre commercial à ciel ouvert, ouvrira ses portes fin octobre

Mots clés : Centre commercial - Magasin

Déjà commercialisé à près de 90%, ce complexe réalisé par Socri et Unibail Rodamco sera le premier d’une longue liste de nouveaux grands centres commerciaux sur la Côte d’Azur.

Lancé début 2013, le chantier du Polygone Riviera à Cagnes-sur-Mer, le plus grand centre commercial à ciel ouvert jamais réalisé en France (70 000 m² de surface de vente dédiés à l’équipement de la personne et aux loisirs avec pour «locomotive» un grand magasin Printemps de 9000 m² et 150 boutiques) est entré dans sa dernière ligne droite. Les coques des futurs locaux commerciaux magasins sont en cours de livraison et, dès cet été, les titulaires de baux réaliseront les travaux d’aménagement intérieur pour une ouverture au public du complexe prévue fin octobre.

Lancé début 2013, ce chantier privé, porté à l’origine par Socri, opérateur familial et indépendant qui s’est ensuite associé à 50/50 avec Unibail Rodamco, s’est révélé titanesque : jusqu’à 12 grues pendant le gros œuvre, 220 000 m² de plancher, 200 000 m3 de terrassement, 110 000 m3 de béton, 7 500 tonnes d’acier, 1 500 personnes et une centaine d’entreprises mobilisées au total…

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Les images du magasin Printemps sur Architopik.com

 

Stationnement entièrement souterrain

 

Dessiné par le cabinet espagnol L35 (l’architecte urbaniste José Ignacio Galan Martinez) associé à Philippe Caron, Frédéric Ducic et au paysagiste Jean Mus, l’équipement se veut un futur haut lieu du shopping à ciel ouvert sur la Côte d’Azur. Après avoir garé leur véhicule en sous-sol (3 000 places), les consommateurs pourront parcourir à pied des rues et des places dans quatre quartiers commerciaux différents, à l’ambiance changeante, inspirée de Sunset Boulevard ou de villages méditerranéens.

Ils pourront également choisir entre 26 restaurants, se divertir dans un multiplex de 10 salles et 1 800 fauteuils et fréquenter un casino (il existait préalablement au projet) ou encore se reposer sur les berges du Malvan, la rivière qui traverse le site. La promenade, au sein d’un paysage largement végétalisé (1 000 arbres plantés) sera aussi culturelle. Un parcours artistique accompagnera les visiteurs sur près de 2 km avec, à l’entrée du Polygone Riviera, un signal : une tête carrée du sculpteur niçois Sacha Sosno de 22 m de hauteur en aluminium poli, le «Guetteur», dans laquelle va être aménagé un restaurant de 400 m².

 

Une promenade artistique

 

L’investissement total s’élève à 350 millions d’euros avec un coût travaux de 160 millions d’euros. Les accès, point sensible de ce projet qui prévoit d’accueillir 10 millions de visiteurs par an dans une zone périurbaine déjà fortement fréquentée, ont nécessité à eux seuls 20 millions d’euros d’investissements, partagés entre les aménageurs et les collectivités locales. Entre autre, il a fallu créer un rond-point de 70 m de diamètre et trois ouvrages d’art (un tunnel et deux ponts) sur et sous le Malvan. «Il nous aura fallu seulement 30 mois en corps d’état séparés dont 17 mois pour le gros œuvre pour réaliser un tel projet qui loin d’être un ensemble monolithique représente la construction 20 bâtiments juxtaposés sur une infrastructure de parking. Le tout dans une zone sismique imposant des ferraillages et des voiles béton renforcés et en faisant très peu appel à la préfabrication» souligne Eric Houviez, directeur du développement chez Unibail Rodamco.

Fait inhabituel sur la Côte d’Azur, c’est une entreprise bretonne –Cardinal Edifice-, grâce à ses références dans les centres commerciaux, qui a décroché le macrolot terrassement, gros œuvre, charpente de près de 70 millions d’euros HT de cette opération et envoyé ses équipes en grand déplacement. Mais à côté d’entreprises nationales, des entreprises locales comme la Marbrerie Azuréenne (revêtement de sols) ou Giani (peintures) ont réussi à prendre part au chantier.

Polygone Riviera sera le premier d’une longue liste de grands projets commerciaux qui vont se succéder dans l’agglomération niçoise malgré la crise: extension-rénovation de Cap 3000 par Altaréa Cogedim (400 millions d’euros), nouvelle zone commerciale en bordure de l’Allianz Riviera (30 000 m²), projet Ikea (40 000 m²) dans la plaine du Var…

 

 

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