Projets

A Cagnes-sur-Mer, la première station d’épuration attribuée en Crem

Mots clés : Démarche environnementale - Qualité de l'eau - eau potable - Réglementation

Le Symisca, qui regroupe la Métropole Nice-Côte d’Azur et trois autres communes, a retenu la procédure de conception-réalisation-exploitation-maintenance (Crem) pour une station de traitement des eaux usées de 150 000 équivalents habitant. Elle devra être également la première à énergie positive.

Le Syndicat mixte fermé de la station d’épuration de Cagnes-sur-Mer(Symisca), composé de la Métropole Nice-Côte d’Azur et des communes de Villeneuve-Loubet, La Colle-sur-Loup et Saint-Paul-de-Vence, a confié, en conception-réalisation-exploitation-maintenance, à un groupement piloté par OTV (Veolia), la future station d’épuration de Cagnes-sur-Mer. L’utilisation de cette procédure pour un tel équipement constitue une première en France. Il s’agit d’un marché d’une durée de neuf ans qui réunit au total huit entités: OTV, Jean Spada, SMBTP, Soletanche Bachy, Ai Project, Groupe Merlin, ABC Architectes et Veolia Eau.

«Nous souhaitions nous doter d’un équipement extrêmement performant, tant au niveau de la qualité des eaux traitées que du recyclage des boues. Nous avons choisi de faire porter l’investissement par les collectivités, tout en engageant le groupement sur les performances, le niveau d’exploitation et l’efficacité énergétique du futur équipement» explique Hervé Paul, premier vice-président du Symisca et président de la commission eau, assainissement, énergie de la Métropole Nice-Côte d’Azur. Le marché passé s’élève à 84,4 millions d’euros TTC, auxquels s’ajoutent 4,8 millions TTC consacrés aux études et 2,9 millions d’euros pour l’acquisition du terrain. Les travaux doivent débuter à la fin 2016 pour une mise en eau fin 2019 et une réception fin 2020.

 

Production de bio-méthane

 

Réunis dès le début du projet, les concepteurs, constructeurs et les exploitants auront pour objectif de créer et faire fonctionner au niveau de performances attendu une station certifiée Breeam niveau «very good» et qui sera également la première station d’épuration à énergie positive du territoire. Des panneaux solaires thermiques vont couvrir un tiers des besoins de chauffe des digesteurs et les dégagements thermiques des machines tournantes seront transformés en eau et en air chauds, réutilisés dans le process. La station, grâce à l’apport de déchets ménagers, produira également du bio méthane qui sera réinjecté dans le réseau urbain de gaz naturel.

Pour le traitement des eaux usées (capacité de 150 000 équivalents habitant), les équipements prévus sont quatre ouvrages de traitement primaire dont une file en secours intégrale, six biofiltres nouvelle génération et un sécheur à basse température pouvant produire des boues de 60 à 90% de siccité. Ces boues serviront de combustible dans des cimenteries ou dans des stations de traitement des déchets ménagers.

 

Un signal en entrée de ville

 

Cette station va permettre de remplacer l’actuelle station d’épuration de Cagnes-sur-Mer datant de 1959 et située en bord de mer. Seul un bassin de stockage des eaux pour répondre aux épisodes pluvieux et d’un poste de pompage sera conservé sur ce site réaménagé en espace vert paysagé. Le site d’implantation de la nouvelle station sera une étroite bande de terrain, coincée entre la voie ferrée et l’autoroute A8. «La recherche d’un site d’implantation a été une des difficultés majeures de ce projet qui est attendu depuis plus de vingt ans. Il a subi également tous les changements intervenus dans les périmètres des intercommunalités jusqu’à finalement être porté par un syndicat dédié» souligne Louis Nègre, maire de Cagnes-sur-Mer et président du Symisca.

Très visible en entrée de ville, l’équipement sera aussi un signal architectural: l’architecte Jean-Philippe Cabana a traité ce bâtiment industriel comme un ouvrage résidentiel, entouré d’espaces verts. Le minéral succède ainsi au végétal dans une séquence cinétique, renforcée par une alternance de béton brut et lasuré et d’acier laqué en habillage des façades et des toitures.

Aux 84,4 millions du marché de la station, vont venir s’ajouter deux autres marchés dont les appels d’offres vont être lancés: l’émissaire d’évacuation en mer des eaux traitées et l’ouvrage de liaison entre la nouvelle station et les équipements en bord de mer. Deux équipements chiffrés à 14,4 millions d’euros TTC qui vont porter le coût total du projet à 106,5 millions d’euros TTC.

 

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