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A Bordeaux, la commercialisation de la cité numérique est lancée

Quelques centaines de personnes se sont regroupées le 16 avril sur le site de la future cité numérique de Bordeaux, réalisée par Alexandre Chemetoff, dont Euratlantique vient de lancer la commercialisation.

La première « French tech totem party » se tient le jeudi 16 avril à Bordeaux. Kezako ? Une réunion festive et « business » qui rassemble collectivités et entreprises, «jeune pousse» et PME du numérique en un lieu appelé à une profonde transformation dans les deux ans à venir: l’ancien centre de tri postal de Bègles, future Cité numérique.

Les collectivités partenaires, région Aquitaine, Bordeaux métropole, la ville de Bègles et le porteur de l’opération immobilière Bordeaux Euratlantique associés à AEC (Aquitaine Europe communication) organisent ce «speed dating» géant pour préfigurer ce que Stéphan de Faÿ, directeur général d’Euratlantique nomme «un écosystème économique qui vise la création d’emploi dans la filière numérique».

Côté bâtiment, c’est l’architecte urbaniste Alexandre Chemetoff qui est aux manettes pour la transformation de l’ancien tri postal de Bordeaux sud, sur le boulevard Jean-Jacques Bosc, qui sépare Bordeaux de Bègles. Le terrain de 2,5 hectares, accessible par la ligne C du tram, est positionné dans un secteur en plein essor, mitoyen du quartier en rénovation des Terres Neuves de Bègles où a émergé notamment un pôle image. Et surtout la Cité numérique est à 10 mn de la gare de Bordeaux, que la LGV mettra à 2 h de Paris en 2017.

Au cœur de ce secteur, un ensemble de bâtiments de 27000 m2. Comment transformer cette masse compacte en «cité numérique» tout en gardant comme objectif un prix de sortie qui reste accessible à des entreprises jeunes pour la plupart, à des «jeune pousse» en devenir ?

 

Creuser deux rues intérieures

 

C’est tout le savoir faire d’Alexandre Chemetoff qu’Euratlantique a mobilisé: l’architecte urbaniste casse les grands volumes monoblocs, en les conservant. Comment ? En utilisant la trame existante de poteaux poutres en béton pour creuser deux rues intérieures dans les bâtiments. Elles feront entrer la lumière au cœur de l’ensemble en servant d’espace public.

Second principe: Alexandre Chemetoff propose d’utiliser le potentiel constructif du vaste toit terrasse. Des surélévations y prendront place, proposant des bureaux supplémentaires et des espaces panoramiques qui offriront un point de vue sur la ville et les coteaux de la rive droite.

Côté « business », «la cité numérique est un écosystème participatif, où chacun va apporter sa contribution et où nous allons tester des solutions immobilières adaptées au profil des entreprises numériques qui y sont accueillies» précise Stephan de Faÿ. Il faut donc y voir une tête de réseaux, en partenariat avec d’autres «écosystèmes» comme Darwin sur la rive droite. Pour permettre à des jeunes PME du numérique de s’installer, de se développer, il fallait une offre à prix accessible et une modularité possible. «C’est le choix d’Euratlantique, qui va proposer aux entreprises du numérique de louer ou d’acheter des surfaces, tout en gardant au moins 40% de surface à louer. Le prix de sortie sera autour de 1615 euros/m2 à l’achat et de 140 euros/m2 annuels à la location» précise le DG d’Euratlantique.

Mais pas question d’embarrasser l’écosystème par une copropriété: Euratlantique va créer une société d’attribution, qui vendra des parts de propriété et de location. Une société de gestion assurera la logistique et le fonctionnement du site, avec les parties communes et les services partagés.

Déjà près de 800 clients et utilisateurs potentiels se sont manifestés. Et une pépinière accueille déjà sur le site, dans les locaux actuels une soixantaine de personnes. Elles seront relogées durant les travaux.

 

Livraison en décembre 2016

 

Le permis de construire a été délivré le 10 mars dernier, la commercialisation est lancée le 16 avril, et les appels d’offres seront lancés cet été pour une livraison de la première tranche de travaux en décembre 2016.

L’investissement global de la Cité numérique, largement porté par Euratlantique, s’élève à 41 millions d’euros.

Et pour donner un avant-goût des futurs occupants, la société Axyz, qui s’y installera, a développé une maquette numérique en réalité augmentée, téléchargeable sur le site, et qui permettra notamment aux convives de cette French tech totem party, de voir sur leurs tablettes et smartphones le site en devenir. Une visite en réalité augmentée particulièrement impressionnante vue du toit de la Cité numérique.

 

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