Projets

A Avignon, LC2i lauréat de l’appel à projets pour la reconversion de prison Sainte-Anne

Mots clés : Établissements pénitentiaires et judiciaires

Associé à Fabre et Speller et Baua, le promoteur LC2i a prévu des usages diversifiés de l’ancienne prison et une ouverture sur le centre historique d’Avignon.

Après l’exposition cet été des propositions des cinq groupements de promoteurs-concepteurs sélectionnés dans le cadre de cette consultation, le jury de l’appel à projets lancé par la ville et son mandataire Citadis pour transformer l’ancienne prison Sainte-Anne, a fait son choix: c’est l’équipe composée de la Compagnie Immobilière d’Investissement (LC2i) à Marseille, associée aux agences d’architecture Fabre et Speller (Paris et Clermont-Ferrand) et Baua (Marseille) et à l’entreprise Girard (Avignon), spécialisée dans la réhabilitation du patrimoine historique, qui a été retenue. Cette prison a été construite à la fin du XIXe siècle mais elle n’est ni inscrite ni classée. Elle fait partie en revanche du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) du centre historique d’Avignon comme «immeuble à maintenir dont l’amélioration peut être imposée» avec avis de l’ABF sur les transformations menées.

 

68 logements et une auberge de jeunesse

 

Le projet de LC2i, qui a notamment œuvré à la réhabilitation de la rue de la République à Marseille et à la restauration des voûtes de la Major, prévoit une reconversion à forte mixité, en réponse aux attentes de la ville et au cahier des charges: 68 logements, une auberge de jeunesse de 148 lits, des bureaux partagés sur 240 m2, des commerces et activités sur 1 210 m2, une friche culturelle de 927 m2 qui sera rétrocédée à la ville, etc. «La création d’un nouvel axe public au cœur du quartier de la Banasterie, la mise en valeur de l’existant, le recours à des techniques respectueuses de l’environnement, le geste architectural affirmé qui mêle mémoire et modernité, etc., tous ces éléments ont penché en faveur du lauréat» souligne, dans son communiqué, la ville, très attachée à faire émerger avec cette prison restructurée un nouveau pôle de centralité dans le cœur historique. L’intervention sur ce bâtiment construit à la fin du XIXe siècle prévoit notamment de l’ouvrir sur l’extérieur en abattant un des murs d’enceinte, en partie antérieure de la prison, au niveau de la chapelle des Pénitents. Une légère surélévation est également prévue sous la forme d’émergences en zinc au niveau des toitures.

Fin octobre, le conseil municipal d’Avignon doit entériner le choix du jury et lancer la phase de dépôt du permis de construire. Si tout se passe bien, les travaux pourraient démarrer à l’automne 2017. La ville a prévu de vendre le bâtiment au lauréat de l’appel à projets qui portera le financement de la restructuration. Le prix de cession est estimé à 2,5 millions d’euros.

 

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