Transport et infrastructures

A Avignon, la voie LEO (liaison est-ouest) est relancée

Mots clés : Transport collectif urbain

Après le tramway, dont les premiers travaux s’engagent, la LEO, le contournement routier du Grand Avignon, devrait redémarrer en 2018. Les partenaires publics ont bouclé le financement de la phase 2 (143 millions d’euros TTC).

Renvoyée aux calendes grecques par la commission mobilité 21, absente du contrat de plan 2015-2020 dans sa première mouture, la réalisation complète du contournement routier de l’agglomération d’Avignon (seule une première tranche entre l’échangeur de Courtine nord et l’échangeur de Rognonas est en service depuis 2010 sur 3,8 km), sur une quinzaine de kilomètres entre le nord des Bouches-du-Rhône et le sud Vaucluse, refait surface. Dans la foulée de la révision cet été du contrat de plan en Paca (une rallonge de 116 millions d’euros apportée par l’Etat et la région), le comité de pilotage de la liaison est-ouest (LEO), réunissant les différents partenaires, Etat et collectivités, vient d’acter une nouvelle répartition des financements de la deuxième tranche (5,8 km, 143 millions d’euros). Le coup de pouce a notamment été donné par le conseil régional Paca qui porte sa participation à 38,5 millions d’euros et par la communauté d’agglomération Terre de Provence qui entre dans le tour de table, à hauteur de 3 millions d’euros. L’Etat, maître d’ouvrage, maintient son engagement dans le projet. La clé de financement est désormais la suivante: Etat (38,05%), région (26,95%), département du Vaucluse (14,72%), Grand Avignon (12,62%), département des Bouches-du-Rhône (5,56%), Terre de Provence (2,10%).

 

Appels d’offres en 2017

 

«Le redémarrage de ce projet est une très bonne nouvelle pour le Grand Avignon car de nombreux projets de développement du territoire de part et d’autre de la Durance et du Rhône étaient conditionnés par cette infrastructure: la requalification de la rocade Charles-de-Gaulle en boulevard urbain, le transfert du MIN de Châteaurenard, plusieurs projets de ZAC, le développement de Courtine» souligne Cécile Helle, la maire d’Avignon. «Le blocage de ce projet était une hérésie. Un pas de géant vient d’être franchi après des années d’attente mais il est regrettable que le Gard ne s’associe pas au financement car il est également concerné avec la tranche 3» ajoute Jean-Marc Roubaud, le président du Grand Avignon.

A la suite de ce nouveau tour de table, les études de la LEO, dont la DUP remonte à 2003, vont être relancées et des appels d’offres sont prévus en 2017 pour un lancement des travaux dès 2018. Ils concerneront les deux phases de cette tranche 2 prévue en 2×1 voies (de l’échangeur de Rognonas à l’échangeur de Châteaurenard puis de l’échangeur de Châteaurenard à l’échangeur des Amandiers avec un franchissement de la Durance). Mais la réalisation de la tranche 2 est bien prévue dans sa totalité. Quarante millions d’euros seront mobilisés dans le cadre du contrat de plan 2015-2020. «Sans cette phase 2 complète, le département des Bouches-du-Rhône n’aurait pas participé au financement du projet» assure Martine Vassal, la présidente du conseil départemental 13. Les Bouches-du-Rhône sont en effet attentives au désenclavement du Pays d’Arles que va permettre ce projet. Pour la tranche 3 (Courtine nord-Les Angles), le principe d’une réalisation en concession, avec une section payante, est confirmé. Le concessionnaire devra également porter à 2×2 voies la totalité de l’itinéraire de la LEO.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X