Entreprises de BTP

85.000 emplois sont menacés par la disparition de la TVA à 5,5%

L’incertitude « majeure » dans le secteur du bâtiment reste le maintien ou non de la TVA à 5,5% pour 2006, a indiqué la Fédération française du bâtiment (FFB), qui estime que « quelque 85.000 emplois sont en jeu » en cas d’un retour, au 1er janvier 2006, au taux de 19,6%.

Le dispositif de TVA à taux réduit sur les travaux d’entretien est provisoire et doit normalement prendre fin le 31 décembre 2005. Sa prolongation voire sa pérennisation est du ressort d’un accord européen.
« Nous attendons de voir si elle est prorogée dans le projet de loi de Finances 2006 », expliqué le président de la FFB, Christian Baffy. « Il faut continuer à mettre la pression pour avoir au moins une prorogation », a-t-il encore ajouté.

L’argument principal en faveur d’une TVA à 5,5% est certainement la bonne santé actuelle du secteur. « La croissance d’environ 3,5% en volume constatée au 1er semestre entraînera de fait la création de l’ordre de 25.000 emplois permanents cette année » a expliqué Christian Baffy en rappelant qu’en 2004, le BTP a été créateur de 10.000 emplois et que sur 7 ans, ce chiffre s’élève à 120.000, 140.000 avec l’intérim.

Parmi ses autres revendications, la FFB préconise « un toilettage » du dispositif d’amortissement locatif dit « de Robien », au niveau des zones géographiques d’application et des plafonds de loyers.

M. Baffy a également attiré l’attention sur la restauration des monuments historiques. « Le secteur connaît une baisse des crédits de 25% entraînant des arrêts de chantiers dans tous les départements et une dégradation des édifices dont l’entretien relève du ministère de la Culture », a-t-il affirmé.
Il a en outre indiqué que l’objectif de construction de logements sociaux prévu par le plan de cohésion sociale « aurait du mal à être atteint » cette année.

Même s’il est « trop tôt » pour faire une évaluation précise du contrat nouvelle embauche, M. Baffy a estimé qu’il s’agissait d’une « vraie réponse au frein psychologique de l’embauche ». Le développement de la prime à l’emploi s’inscrit « favorablement » dans « une lutte renforcée contre les trappes à l’inactivité », a-t-il estimé.

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