Chantiers

8 000 m² d’ouvrage en sol renforcé sur le chantier de contournement du Puy-en-Velay

Mots clés : Béton - Gestion des chantiers - Produits et matériaux

Sur le chantier du contournement routier du Puy-en-Velay, quatre murs en sol renforcé de bandes géosynthétiques et à parement béton sont réalisés. La société France Maccaferri y a livré environ 8 000 m² de son système Macres.

C’est au cœur des collines surplombant la ville que le contournement routier du Puy-en-Velay (Haute-Loire) –la mise à 2×2 voies de la route nationale 88– sort actuellement de terre. Topographie vallonnée oblige, des travaux de terrassements de grande ampleur sont menés par l’entreprise Razel-Bec pour livrer le futur axe aux usagers à l’horizon 2017.

Dans le cadre de ce chantier, réalisé sous maîtrise d’ouvrage de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) d’Auvergne, quatre murs en sol renforcé (des murs de soutènement dotés, côté remblai, de renforts horizontaux) sont érigés, pour une surface totale d’environ 8 000 m². C’est la société France Maccaferri et son système Macres qui ont été retenus pour ces ouvrages, et notamment pour le plus grand d’entre eux, surnommé « SNCF 2 ».

Surplombant la voie ferrée, ce mur se situe au niveau de l’entrée nord du Puy-en-Velay. D’une hauteur variant de 2,5 à 15 mètres sur une longueur de 450 mètres, cet ouvrage soutiendra la sortie de la bretelle de la future RN88 réaménagée. Pour sa réalisation, le choix technique s’est donc porté sur un système de sol renforcé par des bandes synthétiques à haute résistance à la traction (des renforts Paraweb), représentant près de 4 200 m² de parement en panneaux de béton préfabriqué (des écailles de section 1,5 x 1,5 mètre pour une épaisseur minimale de 14 cm). La stabilité du massif est dès lors assurée par l’interaction entre les bandes de renfort et le remblai structurel mis en place à l’arrière du parement.

 

Exigences architecturales et maîtrise industrielle

 

Côté réalisation, les renforts Paraweb, constitués d’un faisceau de fibres en polyester à haute ténacité encapsulé dans une gaine protectrice en polyéthylène, sont espacés verticalement de 75 cm. Le premier niveau de renforts est situé à 37 cm au-dessus des fondations du mur. Ils se présentent sous la forme de rouleaux de 100 mètres de longueur et sont disposés de façon continue directement à l’arrière du parement de l’écaille grâce à une amorce synthétique Paraloop, coulée en partie dans le béton. Sur le chantier, la longueur des renforts varie suivant les hauteurs, entre 2,5 et 8 mètres.

Les écailles en béton, quant à elles, ont fait l’objet, rendu esthétique oblige, de trois finitions distinctes : deux matrices de coffrage Reckli de type Marne 2/69, donnant un aspect bouchardé au parement, et une matrice de type Mayenne 2/79, donnant un aspect « pierre rustique » et une finition lisse. Certaines écailles de transition ont dû être conçues et fabriquées avec deux finitions différentes. Le remblaiement enfin s’effectue, par couches successives, avec du 0/150 mm, issu du criblage des déblais du chantier. Un compactage léger est réalisé aux abords du parement à l’aide d’une plaque vibrante afin de ne pas déplacer les écailles. Au-delà, un compactage plus lourd est appliqué. Entre défis technique et organisationnel et exigences architecturales, la construction des ouvrages de soutènement du contournement du Puy-en-Velay relève (aussi) de la maîtrise industrielle.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X