Industrie/Négoce

71 % des artisans trouvent indispensable un libre-service dans un négoce

Mots clés : Artisanat - Distribution

A l’occasion d’une conférence sur le libre-service organisée par Négoce le 6 juillet 2017, Cohésium a présenté les conclusions d’un sondage réalisé auprès de 200 clients professionnels. Voici, en avant-première, les principaux enseignements de cette enquête.

La conversion du négoce au libre-service a pris du temps. Beaucoup même. Car si le libre-service est apparu en 1916 aux Etats-Unis, à Memphis, il a fallu attendre 1968 pour découvrir le premier concept dédié au bricolage et à la quincaillerie imaginé par Leroy Merlin dans son magasin de Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais) ; 1982 pour voir le groupe Balitrand étrenner ce format de vente dans son agence cannoise; et 1998 pour que Saint-Gobain Distribution Bâtiment inaugure la première enseigne de « cash and carry » du secteur, La Plateforme du bâtiment.

Depuis, facteur de marge et d’image de marque, ce format s’est fortement développé chez les généralistes tout comme chez les spécialistes. Il fait même désormais partie du savoir-faire du négoce. Mais qu’en pensent les clients professionnels ? A l’occasion d’une conférence sur le libre-service organisée par Négoce le 6 juillet 2017, la société d’études marketing Cohésium a présenté les résultats d’un sondage, réalisé auprès de 200 artisans, forts intéressants.

 

Surtout pour du dépannage

 

Premier enseignement. Si un tiers des artisans et des professionnels n’achètent qu’en libre-service, ils sont 71 % à considérer cet espace de vente comme indispensable dans un négoce. Les raisons ? Il permet de gagner du temps pour 55 % des sondés (64 % pour les plombiers) ; il permet de toucher voir de tester les produits pour 39 % des clients consultés (52 % pour les maçons et 48 % pour les plombier) ; il est pratique pour 31 % des interrogés (37 % pour les électriciens, 40 % pour les maçons).

Deuxième enseignement. Si 55,5% des compagnons achètent au moins une fois par semaine en LS, c’est dans trois quarts des cas pour du dépannage (produit manquant, oubli de commande). Ils achètent prioritairement des consommables-visserie-fixations (52 %), puis des outils à main (32 %), de la quincaillerie générale (25 %) et enfin de l’outillage électroportatif (14%).

 

Des marques et des prix bas

 

Troisième enseignement. Si le choix de produit en libre-service est convenable pour plus de deux tiers des sondés (67 %), ils sont 26 % a être peu satisfaits et 5 % insatisfaits. Parmi eux, 10 % d’entre eux souhaiteraient un élargissement de l’offre d’outils à main et 8 % plus de consommables-visserie-fixations.

Quatrième enseignement. Le prix élevé est l’inconvénient majeur le plus fréquemment cité (15 %) suivi du manque de stock (13 %), du manque de conseil (12 %) et du temps d’attente au caisse (8 %).

 

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