Industrie/Négoce

55 milliards de dollars pour Caterpillar

Mots clés : Industriels du BTP - Matériel - Equipement de chantier

Chiffre d’affaires 2014 stable pour le numéro un des engins de chantier. Mais l’année 2015 sera très probablement en baisse.

Jamais, depuis son histoire centenaire, Caterpillar n’a perdu de l’argent. L’année 2014 s’inscrit parfaitement dans cette lignée avec un chiffre d’affaire stable (-1%) à 55,18 milliards de dollars (45,45 milliards d’euros) pour un bénéfice net de 3,69 milliards de dollars (3 milliards d’euros) lui aussi identique à l’année 2013. Le numéro un mondial des engins de chantier s’en sort bien car deux de ses principaux moteurs sont tombés en panne : la Chine d’une part, l’industrie minière d’autre part. La zone Asie-Pacifique a ainsi diminué de 12,2% dans l’activité du groupe surtout à cause de la Chine où les ventes d’engins de chantier ont diminué de moitié en seulement deux ans. Quant au secteur minier, c’est une branche d’activité sur laquelle Caterpillar avait beaucoup misé ces dernières années en y concentrant ses efforts de croissance externe. Or la chute des cours des matières premières a mis un frein aux investissements des compagnies minières, ce qui se traduit par un secteur en baisse de 24% dans le chiffre d’affaires du groupe.

 

Cours du pétrole

Heureusement que les activités traditionnelles se sont bien tenues, permettant d’amortir la chute et de finir l’année sur une note stable. C’est surtout le cas des ventes d’engins de chantier aux États-Unis, avec un joli +20% et, dans une moindre mesure, en Europe. Quels sont les pronostics pour 2015 ? Là c’est la baisse des cours du pétrole qui va grever l’activité de Caterpillar, gros vendeur de groupes électrogènes pour les installations de forage et d’engins pour l’exploitation des sables bitumineux en Amérique du Nord. « La baisse des cours du pétrole sera la principale cause de la diminution de nos ventes en 2015 » prévient Doug Oberhelman, Président directeur général de Caterpillar, qui évoque -10%. Mais le groupe fera encore des bénéfices, d’autant que la plus grosse parties des coûts de restructuration, ceux concernant l’usine belge Gosselies, ont été imputé sur l’exercice 2014 et porteront leurs fruits sur le résultat net de 2015.

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