Energie

50 millions d’euros de primes CEE versées aux TPE et PME du bâtiment

Mots clés : Artisanat - Efficacité énergétique - Entreprise du BTP - PME - Politique énergétique - Réglementation thermique et énergétique - Travail

Les difficultés rencontrées par CertiNergy l’an dernier en raison de la baisse du cours du certificat d’économie d’énergie, et en passe d’être résolues, n’ont pas  découragé la société de services en efficacité énergétique de poursuivre son activité de valorisation des CEE à destination des artisans et entreprises du bâtiment. Elle annonce leur avoir versé 50 millions d’euros depuis 2010.

Si, avec les incertitudes du dispositif et la baisse des CEE, certains opérateurs ont déserté, l’année dernière, la valorisation des CEE à destination des professionnels du bâtiment, CertiNergy , filiale du groupe Effy (ex groupe CertiNergy), persiste et signe dans sa volonté de poursuivre son travail d’accompagnement des entreprises. Et cela date de 2010, quand l’offre Certy Pro a été lancée.
« Avec 3 000 entreprises du bâtiment actives et qualifiées RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), Certy Pro est le seul réseau significatif indépendant, non lié à un énergéticien », précise Frédéric Utzmann, PDG de Effy. A travers les quelque 120 000 chantiers d’efficacité énergétique réalisés en grande majorité chez les particuliers depuis 2010, Certinergy a pu verser 50 millions d’euros de primes aux professionnels du bâtiment. Preuve que le dispositif est efficace.

 

Un outil de simplification pour les professionnels du bâtiment

 


Pour autant, remplir les dossiers de demande pour un artisan qui ne peut consacrer trop de temps aux tâches administratives s’assimile à un parcours du combattant et peut apparaître comme un frein. D’autant que la 3ème période de fonctionnement du dispositif des CEE (2015-2017) a apporté son lot de nouvelles exigences, notamment la standardisation des modes de preuves et des attestations sur l’honneur. Pour simplifier les démarches de ses partenaires, Certy Pro a lancé un site internet « Prime en ligne » qui facilite la création des dossiers, permet de vérifier les critères et d’obtenir des attestations pré-remplies. Mieux, il simule le montant des certificats que le professionnel du bâtiment obtiendra et réduit le traitement des dossiers à deux semaines. Ce qui permet un règlement de la prime deux mois après validation. Aujourd’hui, 70% des dossiers passent déjà par cet outil.

Entrée en vigueur le 1er janvier 2016, la nouvelle obligation « précarité énergétique » du dispositif des CEE est incitative pour les entreprises. Un même chantier peut rapporter cinq fois plus de primes,  s’il est réalisé chez un ménage modeste, une catégorie de revenus qui concerne quand même la moitié des Français. Les primes peuvent aller de 50 à 2 000 euros selon les revenus des ménages et les travaux réalisés et ont été augmentées pour l’isolation.
« C’est pourquoi, nous incitons fortement les entreprises d’isolation à intégrer le dispositif des CEE et à s’orienter vers les chantiers de ménages modestes, une nouvelle opportunité de marché, estime Frédéric Utzmann. Notre objectif est désormais de faire comprendre aux TPE et PME du bâtiment qu’avec des outils numériques accessibles à tous, on peut rendre simple ce qui est compliqué ».



Focus

La procédure de sauvegarde de son activité CEE arrive à son terme

En 2015, sous l’effet de la forte baisse du cours des CEE, CertiNergy avait placé son activité de CEE sous le cadre protecteur de la procédure de sauvegarde. Après une restructuration, une nouvelle organisation, un déménagement, l’entreprise voit la fin de cette procédure. Le groupe, devenu entretemps Effy, s’est concentré sur les activités à plus forte valeur ajoutée. Elles tournent autour des CEE sous toutes leurs formes et dans tous les pays. La philosophie : utiliser les obligations d’économies d’énergie, dont font partie les CEE, pour faire faire des économies d’énergie efficaces et rentables, et permettre aux énergéticiens de remplir leurs obligations au moindre coût et en toute sécurité. Les contrats de partenariat sont signés dans la durée (minimum 2 ans) avec les industriels, collectivités et entreprises du bâtiment ; des avenants permettent de réajuster les prix  des primes en fonction de la réalité des prix du marché. Un modèle plus souple et transparent qui permet d’éviter les risques.

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