Industrie/Négoce

400 suppressions de postes chez Saint-Gobain PAM

Mots clés : Droit du travail - Industriels du BTP - Ouvrage d'art

La branche de Saint-Gobain de Pont-à-Mousson spécialisée dans les systèmes de canalisation, compte supprimer 400 postes en France d’ici quatre ans, mais sans recourir à des licenciements.

Saint-Gobain PAM – pour Pont-à-Mousson – la branche de Saint-Gobain spécialisée dans les systèmes de canalisations, subit depuis deux ans de lourdes pertes d’exploitation. Une situation dûe à la crise budgétaire des collectivités en Europe, qui pèse sur leurs investissements dans des équipements urbains, un contexte géopolitique « difficile » sur ses marchés au Moyen-Orient et une intensification de la concurrence venue d’Inde et de Chine.

Conséquence, un projet présenté mercredi 19 juillet lors d’un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire prévoit « 400 postes de travail supprimés » d’ici « fin 2020 ou début 2021 », essentiellement par le biais de départs naturels et en retraite, ce qui devrait permettre d’éviter de recourir à un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), a déclaré à l’AFP une porte-parole de Saint-Gobain.

Saint-Gobain PAM emploie environ 2.200 salariés en France à l’heure actuelle. La division compte cinq sites de production dans le pays, dont quatre en Meurthe-et-Moselle et un en Haute-Marne.

 

Sauver les hauts-fourneaux

 

Le projet présenté aux représentants du personnel prévoit aussi « une simplification de l’organisation » ainsi que des « investissements ciblés dans la digitalisation de certains processus de production et dans la robotique » sur les quatre années à venir, a ajouté la porte-parole, sans pouvoir donner de montant.

« Ils maintiennent les hauts-fourneaux de Lorraine, c’est important, symboliquement fort », a commenté auprès de l’AFP Christian Durieu, coordinateur CFE-CGC chez Saint-Gobain. Situés à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), les hauts-fourneaux de Saint-Gobain PAM sont les derniers en activité en Lorraine, après la fermeture de ceux d’ArcelorMittal à Florange (Moselle). L’entreprise a tenu « un discours rassurant par rapport à ce que l’on pouvait attendre », a estimé M. Durieu. La CGT notamment redoutait jusqu’à 700 suppressions de postes, avec des licenciements. « La phase de négociation sur les moyens de retrouver une compétitivité dans la durée devrait permettre d’éviter des licenciements », selon M. Durieu.

Cette annonce intervient alors que la maison mère, le géant des matériaux Saint-Gobain, a annoncé en mai une intensification de ses mesures d’économies à l’échelle du groupe entre 2017 et 2020, à raison de 300 millions d’euros d’économies par an, soit 1,2 milliard d’euros sur la période, un objectif passant notamment par la transformation numérique de ses métiers.

 

 

 

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