Transport et infrastructures

« 40% des retombées d’un grand chantier bénéficient à l’économie locale », Etienne Fouqueray (économiste)

Mots clés : ERP sans hébergement - Monde du Travail - Situation économique - Transport ferroviaire

Doctorant en sciences économiques à l’université de Poitiers, Etienne Fouqueray étudie les retombées locales de la construction de la LGV SEA. Il évalue les conséquences économiques et sociales de ce grand chantier sur les entreprises et l’emploi.

Les entreprises locales profitent-elles d’un chantier comme la LGV SEA ?


Etienne Fouqueray : D’après mes calculs, 40% des retombées du chantier de la ligne chez les sous-traitants et fournisseurs concernent les trois régions traversées – Aquitaine, Centre et Poitou-Charentes. C’est un ordre de grandeur assez constant que l’on retrouve sur d’autres chantiers, comme le tunnel sous la Manche. Cette proportion dépend cependant de la capacité d’un territoire à répondre à la demande : il existe des compétences très spécifiques, indisponibles localement, par exemple les rails de Lorraine.


Localement, quelles activités bénéficient le plus d’un projet comme la LGV ?


E.F. : Il existe cinq grands secteurs de sous-traitants et de fournisseurs dans le cadre de grands chantiers : la construction, l’ingénierie, l’industrie manufacturière (éléments en béton…), le commerce (carburant…) et l’industrie extractive (carrières…). L’impact local est très fort pour les carrières, car...

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