Performance énergétique

40% des réseaux de chaleur alimentés par des énergies renouvelables

Mots clés : Chauffage - froid - Climatisation - Energie renouvelable - Gros oeuvre - Services urbains

La part d’énergies renouvelables et de récupération dans les réseaux de chaleur a augmenté de moitié en 9 ans, selon une enquête du Syndicat national du chauffage urbain et de la climatisation urbaine.

 

Le bouquet énergétique des réseaux de chaleur continue à se verdir. 40% d’entre eux sont désormais alimentés par des énergies renouvelables et de récupération (EnR&R). Soit le double qu’en 2005. C’est le résultat de l’enquête publiée en décembre par le Syndicat national du chauffage urbain et de la climatisation urbaine (SNCU), réalisée chaque année pour le compte du ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie. Portant sur les résultats de 2013, cette enquête a analysé 411 réseaux, sur les 501 que compte l’Hexagone.

Parmi ces réseaux alimentés par les EnR&R, l’incinération des déchets est la première énergie utilisée (62%), suivi par la biomasse (25%) et la géothermie (9%), rappelle l’enquête. Seuls 5% des réseaux sont alimentés par d’autres sources, telles que la cogénération, les process industriel et les datacenters.

Les autres réseaux sont majoritairement alimentés par le gaz naturel (42% de l’ensemble des réseaux). Le fioul et le charbon représentent, ensemble, moins de 15% du total.

 

Multiplier par 5 la chaleur renouvelable

 

L’enquête souligne que le projet de loi sur la transition énergétique reconnaît l’importance des réseaux de chaleur et fixe un objectif ambitieux: la multiplication par cinq de la chaleur renouvelable et de récupération livrée par les réseaux de chaleur à l’horizon 2030. Cela nécessitera a minima de tripler les bâtiments raccordés, par la densification, l’extension, l’interconnexion et la création de réseaux et permettra d’atteindre la moyenne européenne actuelle (20% de logements raccordés contre 5% en France). 

« Le SNCU et ses adhérents se félicitent de ces avancées et appellent de leurs vœux une politique de planification territoriale de l’énergie avec des mesures incitatives associant étroitement les collectivités : doublement du Fonds chaleur, aides bonifiées pour les réseaux classés, généralisation des schémas directeurs, crédit d’impôts pour les raccordements », conclut l’étude.

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