Energie

2014, année chaude, fait plonger la consommation d’électricité

Mots clés : Electricité

La consommation française d’électricité a reculé de 6% en 2014, atteignant son niveau le plus bas en douze ans, en raison de la douceur des températures en cette année la plus chaude observée en France depuis 1900.

La consommation brute d’électricité a effectué un véritable plongeon en 2014, – 6 % par rapport à 2013 à 465,3 TWh, soit le niveau le plus bas observé depuis 2002, selon le bilan électrique français 2014 présenté mardi 27 janvier par RTE. La météo clémente – 2014 étant l’année la plus chaude jamais enregistrée en France – y est pour beaucoup. 

Corrigée de l’aléa météorologique et hors soutirage du secteur énergie, la consommation s’établit à 474 TWh, soit une baisse modérée, – 0,4 %. Autre signe de la douceur de 2014, la pointe n’a atteint « que » 82,5 GW, le niveau de 2004, loin du record de 102,1 GW observé en 2012.

La baisse de la consommation corrigée confirme une tendance observée désormais depuis 4 ans : la stabilisation de la consommation d’électricité en France. La demande de la grande industrie en 2014 s’est figée à un niveau bas, 67,4 TWh, clairement en dessous des années précédant la crise (entre 76 TWh et 79 TWh). Une nouveauté néanmoins, la consommation des particuliers, professionnels et PMI/PME, affiche son premier recul, – 0,5 % à 392,4 TWh. Dominique Maillard, président du directoire de RTE, y voit un effet du ralentissement économique, mais aussi des mesures d’efficacité énergétique, sans qu’il soit encore possible de connaître leurs parts respectives.

 

Croissance des ENR

 

La production française a reculé de 1,8 % en 2014, à 540,6 TWh. Le nucléaire s’y taille encore la part du lion avec 77 % du total, en hausse par rapport à 2013 (+ 4 points). Le chemin sera encore long avant d’atteindre l’objectif des 50 % autour de 2025. La part des ENR dans la consommation française continue de croître, pour atteindre 19,5 %, contre 19,3 % en 2013, dans un contexte de recul marqué de la production hydroélectrique qui, avec 68,2 TWh, affiche une baisse de 9,7 %. De leur côté, la production solaire progresse fortement (+ 27,2 %) et l’éolien continue sur sa lancée (+ 6,7 %). Cette hausse des ENR, conjuguée à une pointe basse, fait que les ENR hors hydraulique dépassent pour la première fois la production des centrales thermiques (28 TWh contre 17,7 TWh). Cette baisse de 40 % de la production thermique a aussi permis de réduire de 40 % les émissions de GES du secteur électrique français.

En 2014, la France a encore une fois affirmé son statut de 1er exportateur d’électricité d’Europe, avec un solde positif de 65,1 TWh, certes tiré par la situation en Belgique mais pas seulement, puisque les échanges ont augmenté avec tous les pays frontaliers. « Ces hausses confirment la nécessité de poursuivre le développement des interconnexions », a assuré Dominique Maillard qui a souligné l’investissement de 1,5 md € prévu par RTE en 2015 (+ 9 % par rapport à 2014). Le GRT va d’ailleurs inaugurer fin février une nouvelle interconnexion avec l’Espagne.

 

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