Collectivités territoriales

1 milliard € pour reconstruire les écoles marseillaises

Mots clés : Education - Réglementation - Rénovation d'ouvrage

Régulièrement épinglée pour le délabrement de certaines écoles publiques, la ville de Marseille a voté lundi 16 octobre un plan massif de reconstruction d’un montant d’un milliard d’euros, via des partenariats public-privé (PPP).

« Le projet que nous nous apprêtons à lancer est considérable, c’est un véritable plan Marshall qui n’a aucun équivalent ni dans l’histoire de la ville de Marseille ni dans aucune autre ville », a vanté le maire (LR) Jean-Claude Gaudin, devant le conseil municipal.

Le plan prévoit la destruction de 31 établissements obsolètes des années 1960, et leur remplacement par 28 nouvelles écoles, ainsi que la construction de 6 établissements supplémentaires, en six ans.

Pour y parvenir, la ville a choisi de recourir à une série de partenariats publics-privé, un mode de financement dans lequel la municipalité confie la totalité du projet, du financement à la construction, à des entreprises privées. La ville versera ensuite des loyers, d’environ 41 millions d’euros par an pendant 25 ans –soit un coût total de 1,04 milliard d’euros.

Ces PPP sont régulièrement critiqués: selon leurs opposants, ils sont parfois trop profitables pour le secteur privé. A Marseille, les surcoûts liés à construction du nouveau Vélodrome en PPP ont été épinglés par la chambre régionale des comptes. M. Gaudin a assuré lundi avoir fait évaluer préalablement « toutes les solutions possibles » et avoir reçu l’avis favorable de Bercy pour le recours aux PPP, le mode de réalisation « le meilleur » et « qui coûtera le moins cher », a-t-il justifié.

« Après avoir sous-investi de façon chronique pendant ces années, après avoir feint (découvrir) le problème des écoles (…) vous allez déclencher l’Armageddon budgétaire », a tancé le chef de file de l’opposition socialiste, Benoît Payan, s’inquiétant de l’impact financier du choix des PPP pour cet investissement massif. Le PS s’inquiète également de la possibilité d’envisager des « opérations immobilières » sur une partie des emprises foncières des écoles. La mairie a réfuté tout volonté de « vente de terrains ».

Les polémiques sur l’état des écoles sont récurrentes dans la deuxième ville de France. La mairie, qui accueille 77.000 enfants dans plus de 440 écoles, avait été sommée en 2016 par l’Etat d’entreprendre des travaux en urgence, face aux témoignages qui se multipliaient de la part de parents d’élèves et enseignants, décrivant des murs moisis, des classes non chauffées, ou des locaux infestés par les rats. Un plan d’urgence, de 41 millions d’euros, avait alors été mis en œuvre.

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