MANAGEMENT
RT 2012 : présentation détaillée des futures exigences
Eric Leysens | Dernière mise à jour le 02/03/2010
Sommaire de ce dossier
- I - Introduction à la RT 2012
- II - La nouvelle méthode de calcul
- III - 3 exigences de résultats : Bbiomax, Cmax et Ticréf
- IV - Des exigences de moyens
- V - Calendrier
Lors de la 6ème et dernière conférence consultative sur la RT 2012, en février dernier, les futures exigences et les méthodes de calcul avaient été présentées aux différents groupes travaillant à l'élaboration de la future réglementation. Mardi 6 juillet, le Meeddm a confirmé les obligations retenues et a annoncé deux nouveautés majeures dans le secteur du logement collectif : le droit de consommer 15% de kilowattheures de plus que la maison individuelle et l'obligation de réaliser systématiquement le test de la porte soufflante. Présentation des exigences qui devraient être publiées officiellement en novembre.
Introduction à la RT 2012
-
Une réglementation thermique touchant à la conception, au chantier et à l'exploitation
02/03/2007 - 11:29
-
Une réglementation thermique issue du Grenelle de l'environnement
02/03/2007 - 11:43
La nouvelle méthode de calcul
-
Th-BCE 2012, un moteur qui calcule au pas de temps horaire
25/04/2007 - 17:59
3 exigences de résultats : Bbiomax, Cmax et Ticréf
-
Le besoin bioclimatique maximal (Bbiomax), une exigence d'efficacité énergétique minimale du bâti
26/02/2007 - 12:10
-
La consommation maximale (Cmax), une exigence de consommation maximale d'énergie
25/02/2007 - 18:27
-
La température intérieure de référence (Ticréf), une exigence de confort d'été
25/02/2007 - 18:44
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CYRIL l 06/07/2010 - 23:55
ITE pour isolation thermique Ephémère
L'orgie est en place. La folie des cm fait rage (et cela n'a rien à voir avec le monde masculin du bâtiment). L'insuffisance de la reflexion en façade amène la maîtrise d'oeuvre à valider des épaisseurs d'isolation en toiture pour le moins excessive sinon délirante. Au gré des subventions (type FEDERE) qui s'offrent aux éventuels bénéficiaires pour lancer la réhabilitation thermique de certains programmes, aucune marge de manoeuvre n'est envisageable pour éviter les abus de la note de calculs... Comment réagiront les bailleurs sociaux, quand dans 15/20 ans, viendra l'heure de la rénovation de complexes (subventionnés vers 2010) comportant 24cm d'isolant. Aujourd'hui, subventionnés pour leur mise en oeuvre, les frais de rénovation seront demain autofinancés... et les mouchoirs ne seront pas fournis! Quel impact sur l'environnement? Depuis l'arrivée annoncée de la RT2012, la HQE n'est plus de mise au nom de la performance énergétique. Ce choix pourrait être louable si les travaux entrepris étaient réellement durables (au sens technique du terme). Le pipo des grandes messes sur la réflexion durable prête à rire. Arrêtons de réfléchir et prenons des décisions censées. Obligeons les fabricants à garantir les valeurs annoncées. Sur un programme Passif avec un objectif à 0 kWh/m²/an, quelle est la responsabilité du maître d'oeuvre si la consommation d'énergie est évolutive au fil des ans (donc non conforme à l'objectif)? Y a t'il défaut de résultat? qui est responsable? l'archi? le B.E. Fluides? l'économiste? le fabricant? l'ACERMI? QUI PAYE la remise en conformité par rapport au cahier des charges initial? Heureusement que les maîtres d'ouvrage ne se posent pas la question sur la pérennité. A quand un producteur d'énergie couplé à un industriel de l'isolation!!! D'un côté on vend un isolant (qui perd en performance avec le temps) De l'autre, on vend l'énergie consommée à cause de la perte de conductivité. Quand on y pense...
Denis l 08/07/2010 - 17:17
ET Les UTILISATEURS ...
QUID du comportement de l'utilisateur dans tout cela ?? A quand la formation des habitants pour le respect des normes ???????? On peut toujours continuer à aligner des chiffres théoriques...
Denis l 08/07/2010 - 17:37
ET LES UTILISATEURS ???
QUID du comportement de l'utilisateur dans tout cela ?? A quand la formation des habitants pour le respect des normes ???????? On peut toujours continuer à aligner des chiffres théoriques... QUI SERA RESPONSABLE DU MAUVAIS COMPORTEMENT DES UTILISATEURS ?? Si pour une fois en FRANCE on pouvait s'ingénier à progresser plutôt que d'empiler des normes et réglementations insupportables !
Benoît l 08/07/2010 - 19:54
AVIS SUR RT2012
Dommage que les réglementations deviennent de plus en plus complexes alors qu'en revenant à des concepts plus basiques on devrait arriver au même résultat. Mais il faut reconnaître que la RT2012 me paraît plutôt bien. On peut regretter qu'il n'y ait rien sur l'énergie grise des matériaux et des systèmes si sur leur durabilité. Quant aux occupants, il y aurait beaucoup de choses à faire mais est-ce à la RT de le faire ?...
Benoît l 08/07/2010 - 20:00
ENERGIE GRISE ET GES
Je trouve le projet de RT plutôt bien même si cela devient de plus en plus compliqué. J'espère que les logiciels suivront l'évolution de manière ergonomique ! Le comportement des occupants est primordial mais il me paraît hors de propos dans une RT. Je regrette qu'il n'y ait rien (d'après ce que j'ai vu) sur l'énergie grise des bâtiments ni sur les GES produits lors de leur construction et de la fabrication des matériaux...
humbert l 26/07/2010 - 17:57
Je n'explique pas, en simple logique , comment un immeuble de logement collectif puisse être autorisé légalement ,plus gourmand en énergie qu'une maison ind de 15%. Cela revient a autoriser et développer la surconsomation de 15% pour chaque logement collectif alors qu'ils sont censés ne pas avoir de toiture énergivore (sauf dernier étage), et pouvoir profiter du dégagement calorifique de l'immeuble..... Une famille de 4 en appartement consommerait 15% de plus qu'une famille de 4 en pavillon?.....
Florence l 09/08/2010 - 15:22
RT2012 / label BBC RT2005
Je ne sais pas si je suis le seul à avoir regardé la manière de calculer le Cepmax dans le projet de la RT2012 mais je suis vraiment surpris. Dans le label BBC RT2005 qui était censé être la base de la RT2012, on prenait une valeur de 50kWH/m2.an qu'on modulait en fonction de la zone géographique et de l'altitude.. Dans le projet de la RT2012, on prend une valeur de 50kWH/m2.an qu'on multiplie par un coefficient allant de 1,1 à 2,6 en fonction du type de bâtiment et qu'on module ensuite en fonction de la zone géographique et de l'altitude.. De cette façon, les 50kWH/m2.an d'un bâtiment d'habitation passent maintenant à une valeur comprise entre 90 et 105 kWH/m2.an. La consommation d'un bâtiment soumis à la RT2012 sera le double de la consommation d'un bâtiment BBC.
PIERRE l 19/08/2010 - 15:33
Dans ce "meli melo" politico-médiatico-technique,la seule certitude réside dans le développement exponentiel des contentieux.La RT 2012 n'est que la cerise sur le gâteau de l'avènement des procédés de construction les plus exotiques , des matériaux les plus ésotériques.Une petite lueur:Lafarge a montré par une réalisation d'un groupe d'habitations à Angers qu'on pouvait construire "durable"et réellement économe en énergie globale...selon les procédés traditionnels dans notre Pays,en se penchant simplement sur les progrès industriels de fabrication et sur une surveillance "professionnelle" de la mise en oeuvre.Ordre des Architectes, Syntec Ingénierie,FFB...peut-être serait-il temps de remettre les pieds sur terre.
Daniel l 24/08/2010 - 13:05
Conseiller Industriel
Avec la RT 2012, la France va devenir une nouvelle fois championne d´Europe, "étant le seul pays en Europe avec ce niveau d´ambition et ce calendrier de mise en œuvre". Je propose que nous restions humbles et modestes tout en nous engageant à remplir les enjeux de la RT 2012 et peut-être de faire mieux encore, non pas en voulant imposer des normes drastiques et de non-sens aux fournisseurs et donc de barrer la route aux produits existants et homologués en Europe et qui ont maintes fois fait leurs preuves, mais bien et surtout en utilisant justement et intelligemment ce qui se fait dans d´autres pays européens. En Autriche, par exemple, on en est aux 35 kWh/m²/a et en dessous dans des réhabilitations d´immeubles collectifs des années 50 à 70, où on est passé de 179 à 15 kWh/m²/a et à une réduction de CO2 de 160 to/a à 14 to/a. Faut-il être prêt toutefois à investir plus pour atteindre les 50 kWh/m²/a et encore plus pour obtenir les 35 kWh/m²/a ou de 25 à 30% de plus pour en arriver aux 15 kWh/m²/a? Qui sera prêt à financer ces objectifs ambitieux (ou prétentieux)? Dans ce domaine , la France est en retard. Travaillons donc avec nos confrères européens, qui hésitent pour beaucoup à s´investir en France, où il faut compter de 12 à 16 mois pour faire homologuer son panneau solaire, alors que celui-ci est vendu et installé dans tous les autres pays de l´EU et certifié par Keymark, Fraunhofer, SEI et autres, sans parler des cahiers des charges, lourds et compliqués que personne ne comprend vraiment. Libérons plutôt le marché et ne mettons plus de bâtons dans les roues des donneurs de savoir-faire européens qui seraient prêts à investir en France.
Frédéric l 27/08/2010 - 14:38
Comportement des utilisateurs
il me semble que l'une des solutions réaliste est l'instrumentation des bâtiments et l'enregistrement de ces données : capteurs de présence, T°c de consignes choisie par les occupants, ouverture de fenêtres, programmations, etc ... à rapprocher des conditions de calcul théorique. Dans le tertiaire, il y a également de plus en plus de sensibilisation à l'éco-responsabilité (voire d'économes de flux). A l'école, l'éduction des parents se fera pas les enfants qui sont de + en + sensibilisés et d'ardents promoteurs.