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Air intérieur : situation préoccupante dans les crèches

| 02/04/2009 | 17:48 | Santé

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L’Association Santé Environnement France (Asef) a lancé, entre février et mars 2009, une étude sur la qualité de l’air dans les crèches. Présentation des résultats.

L'objectif de cette campagne de mesures était de mettre en exergue les concentrations de benzène, de formaldéhyde et de phtalate présents dans l'air intérieur des crèches. Pour mener cette étude, la société Tera Environnement a installé des testeurs dans dix crèches témoins, d'Aix en Provence à Lille. Pendant une semaine, les quantités présentes des trois molécules, étiquetées comme « hautement préoccupantes » par l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur, ont ainsi pu être mesurées.

Si pour le phtalate, les résultats montrent que les taux inhalés sont « rassurants », l'Asef parle de taux « préoccupants » pour le formaldéhyde et le benzène. En effet, deux crèches sur trois dépassent la valeur de référence fixée par l'Organisation Mondiale de la Santé pour le benzène . Et, pour le formaldéhyde , près de la moitié des établissements dépassent la valeur toxique de référence.
" Nous observons des écarts de résultats aussi surprenants qu'inquiétants. Il nous faut à présent les utiliser pour interpeller les décideurs sur l'urgence d'une campagne de sensibilisation. L'enfant en bas âge reste de longues heures dans sa chambre à la maison, puis dans une autre chambre: la crèche. Or la durée de l'exposition est très importante dans l'évaluation des risques " a déclaré Patrice Halimi, chirurgien et secrétaire général de l'Asef.

Réaction de Chantal Jouanno
Dans une interview accordée au Parisien et publié mardi 31, soit 5 jours après la présentation des résultats de l'enquête de l'Asef, la ministre d'Etat chargée de l'écologie, Chantal Jouanno, a annoncé que la qualité de l'air intérieur serait mesurée cette année dans 150 écoles et crèches. "A terme, nous vérifierons la qualité de l'air intérieur dans 300 établissements accueillant des publics sensibles (crèches, écoles, maternités...)", a même ajouté la ministre.

Côté réglementation, d'après l'ancienne patronne de l'Ademe, dans le cadre du deuxième Plan national Environnement Santé, qu'elle présentera prochainement avec la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, les produits du type colle, vernis, ou solvant contenant les substances les plus nocives devraient être interdits. En outre, elle a indiqué que l'étiquetage des matériaux dans lesquels se trouvent des composés organiques volatiles potentiellement dangereux serait rendu obligatoire

 

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