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Les toitures solaires, nouveau débouché pour les investisseurs

Isabelle Duffaure-Gallais | 11/12/2008 | 14:28 | Management

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Panneau solaire

CPC, société d’ingénierie fiscale et patrimoniale, propose à ses clients investisseurs des placements dans des toits solaires.

Après quelques années de commercialisation d'établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, placement défiscalisé à haut rendement, CPC s'est mis à explorer d'autres marchés prometteurs : les énergies renouvelables.

L'éolien nécessite de gros investissements et est soumis à de multiples autorisations qui se soldent souvent par l'abandon des projets. CPC s'est intéressée à la récupération de biogaz sur des décharges équipées de turbines pour produire de l'électricité vendue à EDF. « Mais le marché reste limité, constate Frédéric Errera, directeur général de la société. En 2006, l'arrêté ministériel instaurant un tarif d'achat de l'électricité d'origine solaire photovoltaïque par EDF de 0,55 euro/kWh quand les installations sont intégrées aux bâtiments a décidé CPC. Désormais, le groupe proposerait aux investisseurs de devenir propriétaires de panneaux solaires sur une toiture louée.

Location de toits

La filiale CPC Solabios créée pour cette activité propose à des propriétaires de grandes toitures industrielles ou agricoles (minimum 300 m2) exposées au sud, dans le Sud de la France, de les louer et de percevoir une prime conséquente. En échange, avec son partenaire technique Sunasol, elle remplace la couverture existante par des panneaux photovoltaïques. Sunasol assure l'établissement des contrats de raccordement avec EDF, ainsi que l'entretien des installations.

Du côté des investisseurs, CPC vend des parties de toitures tout équipées, avec contrat de vente de l'électricité à EDF pendant vingt ans, au tarif de 0,57 euro/kWh aujourd'hui. Le prix d'achat du kWh par EDF est fixé par arrêté ministériel du 10 juillet 2006 et réindexé sur l'indice industriel tous les ans. « L'investisseur en toit solaire est propriétaire du matériel, il détient l'outil de travail face à EDF, indique Frédéric Errera. La vente de l'électricité produite et garantie par le prix plancher EDF lui permet de recevoir une rente mensuelle ou annuelle déterminée par la capacité de production de sa surface de toiture. » Après vingt ans d'exploitation (qui peuvent être prolongés à 25 ans), l'installation revient au propriétaire du toit qui assure alors à son tour la vente d'électricité.

800 m2 de panneaux potovoltaïques sur des bâtiments agricoles

La première installation signée CPC sera inaugurée en janvier 2009. Situé dans le village de Cotignac, à 20 km de Brignoles dans le Var, le domaine viticole de Nestuby s'étend sur 70 hectares. Jean-François Roubaud, son propriétaire et exploitant, a fait équiper quatre pans de toiture de 200 m2, chacun répartis sur plusieurs bâtiments de son exploitation agricole. Après un audit du site à équiper, le bureau d'études de CPC a déterminé la capacité de production de kWh des toitures à aménager - un taux de rendement des surfaces solaires est déterminé - tout en prenant en compte des critères de respect de l'environnement. C'est la société Sunasol qui a assuré la conception et le développement de la centrale de production de Nestuby. « 1,2 million d'euros ont été investis et la vente de l'énergie à EDF génère une rente de 80 000 euros par an », annonce CPC. Douze investisseurs se partagent les 800 m2 de toiture solaire.

Une deuxième opération est en cours de réalisation : 1350 m2 sur l'entrepôt d'un brocanteur d'Orange (Vaucluse). Outre la fourniture d'une toiture neuve, le propriétaire du bâtiment se voit octroyer une prime de 500 à 800 euros par tranche de 40 m2 (en fonction de la présence d'amiante) et un loyer annuel de 2 à 3 euros par m2.

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Isabelle Duffaure-Gallais | Source LE MONITEUR HEBDO