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Eco-PTZ et CIDD : « Il faut arrêter de favoriser les bricoleurs du dimanche »

Florent Lacas | 29/06/2011 | 18:11 | Management

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61 % des internautes du Moniteur.fr estiment que l’éco-PTZ et le crédit d’impôt développement durable devraient être réservés à travaux réalisés par des professionnels qualifiés.

Suite au sondage du Moniteur.fr (du 21 au 28 juin) concernant l’attribution de l’éco-PTZ et le crédit d’impôt développement durable aux seuls travaux réalisés par des professionnels qualifiés,  61 % des internautes y sont favorables. Cependant la question des qualifications et de la visibilité des aides se posent.

« Faut-il réserver l'éco-PTZ et le crédit d'impôt développement durable aux travaux réalisés par des professionnels qualifiés ? » Telle était la question posée par le Moniteur.fr la semaine dernière. 61 % des internautes y ont répondu favorablement, commentaires à l’appui. La discussion s’est rapidement orientée autour de la crédibilité des qualifications. Rodolphe Degandt est ainsi favorable à l’exclusivité des aides, dans la mesure où elles seraient accompagnées d’une « qualification simple et claire ». « C'est l'absence de visibilité des aides, (…) la profusion des produits et labels, l'évolution du diagnostic de performance énergétique, qui rendent une politique durable difficile à mettre en place », estime-t-il.

La « mal-construction », un mal français ?

Sylvie Bonnefoi estime par ailleurs que l’attribution d’un label sérieux, donnant accès aux aides, permettrait de sortir d’une tendance « franco-française » à la « mal-construction », qui « dépossède les artisans de chantiers, floue les propriétaires investisseurs et pollue la vie des locataires par les sinistres et les malfaçons ». Bourgognesud, internaute du moniteur.fr, semble du même avis, affirmant qu’il faudrait « reconnaître les compétences de nos artisans » et arrêter de « favoriser les "bricoleurs du dimanche" ».

Joel, lui, fait certainement partie des 34 % des internautes s’opposant à la mesure proposée, puisqu’il prend justement la défense de ces ‘bricoleurs’, dans la mesure où, selon lui, les bons artisans se font trop rares. « Après quelques tristes expériences, j'ai tendance à faire les choses moi-même, c'est entre autres pour cette raison que je m'oppose à toute exclusion. »

La qualité et le coût des formations en cause

De son côté, Tardieu tient à rappeler que l’obtention d’une qualification a un coût. La mesure écarterait donc une partie des entreprises, parmi les plus fragiles. « Il s’agit d’une discrimination financière », s’insurge-t-il. « Certains professionnels démarrant une activité et n'ont pas les moyens financiers de faire les stages dès la création de leur activité. » Tardieu remet également en cause la qualité de certaines formations, et leur coût. « Je viens de faire un stage Qualibois et je n'ai rien vu de nouveau. Ma formation personnelle et celles faites par mes fournisseurs (gratuites) m'avaient déjà donné tous les éléments. J'ai vu des travaux effectués par des entreprises qualifiées qui ne sont pas conformes aux documents techniques unifiés. »

Malgré leurs désaccords, les internautes du Moniteur.fr sont d’accord sur un point : il semble urgent de créer un label équitable pour les entreprises, connu des clients, et dégageant une image de sérieux.


 

 

Florent Lacas | Source LE MONITEUR.FR