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Photovoltaïque : les nouveaux tarifs d’achat de l’électricité sont fixés
E.L et M.R | 01/09/2010 | 11:47 | Management
L’arrêté du 12 janvier 2010 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations utilisant l’énergie radiative du soleil est abrogé. Les nouveaux tarifs sont en baisse.
Alors que le Meeddm avait annoncé en janvier dernier que les tarifs fixés dans l'arrêté du 12 janvier seraient maintenus inchangés jusqu'en 2012, un arrêté publié au JO du 1er septembre en établit de nouveaux.
Le tableau ci-dessous les présente :
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Types d'installations
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Puissance | Habitation | Enseignement et santé | Autres usages |
| Installations bénéficiant de la prime d'intégration au bâti | p≤3kWc | 58c€/kWh | 51 c€/kWh | 44c€/kWh |
| 3kWc<p | 51c€/kWh | 51 c€/kWh | 44c€/kWh | |
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37c€/kWh | 37 c€/kWh | 37c€/kWh | |
| Autres installations en métropole continentale |
p≤250kWc | 27,6 c€/kWh | 27,6 c€/kWh | 27,6 c€/kWh |
| 250kWc<p | 27,6 à 33,1 (selon département) |
27,6 à 33,1 | 27,6 à 33,1 | |
| Autres installations en Corse, dans les départements d'outre-mer et dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et- Miquelon et à Mayotte |
35,2c€/kWh | 35,2c€/kWh | 35,2c€/kWh |
Les tarifs mentionnés dans le tableau seront indexés au 1er janvier 2012, puis au 1er janvier de chaque année suivante par multiplication de la valeur du tarif de la période précédente avec le coefficient (1-D), où D est égal à 10 %.
Tarif identique pour les installations de moins de 3 kWc intégrées au bâti à usage d'habitation
Ces nouveaux tarifs sont en baisse par rapport à ceux fixés en début d'année. Par exemple, pour les installations avec « intégration simplifiée au bâti », le tarif de rachat diminue de 5 c€ / kWh. Pour les installations au sol (installations dont la puissance est supérieure à 250 kWc) la baisse est à peu près du même ordre. La baisse des tarifs épargne les installations résidentielles, de moins de 3 kWc, intégrées au bâti.
Pour la Commission de régulation de l'énergie (CER), "malgré la diminution des tarifs envisagée, les
charges de service public de l'électricité
(cspe) imputables au dispositif restent élevées." Autrement dit, la CER souligne le fait que les particuliers continueront à avoir sur leur facture d'électricité un montant non négligeable à payer pour financer le développement du photovoltaïque. Selon la commission, sur la base d'un scénario de développement conforme aux objectifs de la programmation pluriannuelle des investissements, la part des cspe qui servira à financer le rachat de l'éléctricité photovoltaïque s'établit à environ 1,4 Md€/an, soit en moyenne 19 € TTC/an pour un client résidentiel. Mais, au vu de la dynamique de développement actuelle, elle pense qu' elle pourrait atteindre 2,5 Md€/an, soit 35 € TTC/an pour un client résidentiel ou encore 90 € TTC/an pour un client équipé du chauffage électrique.
Trop de panneaux sur les îles
La CER pointe aussi du doigt le risque d'une surproduction d'électricité dans les principales collectivités régionales d'outre-mer et en Corse. "La capacité de production en attente de raccordement au réseau excède la demande locale en électricité et la limite technique d'acceptabilité des énergies intermittentes par les réseaux est dépassée."
Installations pouvant bénéficier des anciens tarifs
L'arrêté précise aussi que "les installations pour lesquelles le producteur a envoyé une demande complète de raccordement au sens de l'article 3 de l'arrêté du 12 janvier 2010 précité avant l'entrée en vigueur du présent arrêté et qui ne peuvent bénéficier, en application des dispositions de l'arrêté du 16 mars 2010 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par certaines installations utilisant l'énergie radiative du soleil, des conditions d'achat définies par l'arrêté du 10 juillet 2006, bénéficient des conditions d'achat telles qu'elles résultaient des dispositions de l'arrêté du 12 janvier 2010 précité."
Les installations pouvant également bénéficier des conditions d'achat telles qu'elles résultaient des dispositions de l'arrêté du 12 janvier 2010 précité sont les installations qui remplissent toutes les conditions suivantes :
- la puissance crête de l'installation est supérieure à 36 kW et inférieure ou égale à 250 kW et l'installation a fait l'objet d'une demande de contrat d'achat, conforme aux dispositions de l'arrêté du 10 juillet 2006 précité et du décret no 2001-410 du 10 mai 2001 modifié, déposée avant le 11 janvier 2010 ;
- l'installation remplit les conditions précisées aux septième et huitième alinéas de l'article 1er de l'arrêté du 16 mars 2010 susvisé et le producteur a sollicité une attestation du préfet de département dans les conditions précisées aux neuvième à douzième alinéas de ce même article.
Retrouvez les conditions d'éligibilité à la prime d'intégration au bâti et les conditions d'éligibilité à la prime d'intégration simplifiée au bâti dans les focus ci-dessous. Pour voir l'arrêté, cliquez sur "télécharger le PDF de l'article".
FOCUS
Segmentation tarifaire et formule d'indexation :
"Le projet d'arrêté présente une segmentation tarifaire et une formule d'indexation adaptées."
Rentabilités induites par les tarifs proposés et dégressivité :
"Les tarifs envisagés sont en accord avec les niveaux recommandés par la CRE dans son avis du 3 décembre 2009 et induisent des rentabilités sur capitaux engagés normales pour l'ensemble des installations destinées aux entreprises, c'est-à-dire comparables au coût du capital dans le secteur d'activité correspondant. Des rentabilités moyennes sur capitaux engagés supérieures à 9 % sont observées pour les installations sur toiture de moins de 3 kWc destinées aux particuliers. Cependant, ces niveaux élevés sont principalement dus à a coexistence des tarifs d'achat, qui permettent à eux seuls de couvrir les coûts d'investissement et de maintenance, avec le crédit d'impôt sur le revenu accordé aux particuliers. Une réduction de ce dernier à un niveau de l'ordre de 15 % du coût des équipements permettrait d'obtenir des rentabilités normales.
Si les tarifs proposés induisent, en l'état actuel des prix observés sur le marché photovoltaïque, des rentabilités normales pour la plupart des projets, ils ne tiennent pas suffisamment compte de l'orientation à la baisse du prix des équipements. Par conséquent, la CRE propose d'appliquer dès 2011 la dégressivité annuelle des tarifs de 10 % prévue dans le projet d'arrêté à partir du 1er janvier 2012."
Coût du dispositif :
"Malgré la diminution des tarifs envisagée, les charges de service public de l'électricité imputables au dispositif restent élevées. Sur la base d'un scénario de développement conforme aux objectifs de la programmation pluriannuelle des investissements, elles s'établissent à environ 1,4 Md€/an, soit en moyenne 19 € TTC/an pour un client résidentiel. Mais, au vu de la dynamique de développement actuelle, elles pourraient atteindre 2,5 Md€/an, soit 35 € TTC/an pour un client résidentiel (90 € TTC/an pour un client équipé du chauffage électrique).
A ces charges s'ajoute la diminution des recettes fiscales résultant du crédit d'impôt et de la défiscalisation dont bénéficient certaines des installations."
Outre-mer et Corse :
"Dans les principales collectivités régionales d'outre-mer et en Corse, la capacité de production en attente de raccordement au réseau excède la demande locale en électricité et la limite technique d'acceptabilité des énergies intermittentes par les réseaux est dépassée. Cette situation est porteuse de risques pour la sécurité d'approvisionnement. La question du maintien de l'obligation d'achat dans ces zones doit donc être réexaminée. Si elle devait être maintenue, l'éligibilité des projets aux dispositifs de défiscalisation applicables aux investissements en outre-mer ou aux souscriptions au capital d'une PME pourrait être abrogée."
FOCUS
Une installation photovoltaïque est éligible à la prime d'intégration simplifiée au bâti, si et seulement si elle remplit toutes les conditions suivantes :
Condition 1 : le système photovoltaïque est installé sur la toiture d'un bâtiment assurant la protection des personnes, des animaux, des biens ou des activités. Il est parallèle au plan de ladite toiture.
Condition 2 : le système photovoltaïque remplace des éléments du bâtiment qui assurent le clos et couvert, et assure la fonction d'étanchéité.
Condition 3 : la puissance crête totale de l'installation est supérieure à 3 kilowatts crête.
Première exception
A compter du 1er janvier 2011, une installation photovoltaïque d'une puissance crête inférieure ou égale à 3 kilowatts crête est éligible à la prime d'intégration simplifiée au bâti si le système photovoltaïque
> est installé sur la toiture d'un bâtiment clos (sur toutes les faces latérales) et couvert, assurant la protection des personnes, des animaux, des biens ou des activités. A l'exception des bâtiments à usage principal d'habitation, le système photovoltaïque est installé au moins 2 ans après la date d'achèvement du bâtiment. Le système photovoltaïque est installé dans le plan de ladite toiture.
> remplace des éléments du bâtiment qui assurent le clos et couvert, et assure la fonction d'étanchéité.
Deuxième exception
Une installation photovoltaïque est éligible à la prime d'intégration simplifiée au bâti, si le système photovoltaïque est installé sur un bâtiment assurant la protection des personnes, des animaux, des biens ou des activités et remplit au moins l'une des fonctions suivantes :
>allège,
>bardage,
>brise-soleil,
>garde-corps de fenêtre, de balcon ou de terrasse,
>mur-rideau.
Installations bénéficiant de la prime d’intégration simplifiée au bâti
Pour bénéficier de la prime d’intégration simplifiée au bâti, la puissance crête totale d
charges de service public de l'électricité
La CSPE est payée par tous les consommateurs finaux d'électricité afin de permettre aux distri
Anonyme | 01/09/2010 - 17:33
AVIS DE LA CRE
SI LA CRE trouve, qu'avec le photovoltaique, la facture est salée pour la CSPE contribution du service publique de l'electricité. Elle devrait proposer de supprimer les tarifs de rachat des 8000 MW de cogenerations avec des moteurs a gaz ou des turbines à gaz qui nous coutent vraiment les yeux de la tête, qui émettent des millions de tonnes de CO2, mais qui rapportent tellement d'argent à GDF SUEZ, VEOLIA ENVIRONNEMENTet à EDF. Ainsi on pourrait vraiment développer l'electricité renouvelable en France.
Anonyme | 02/09/2010 - 06:16
investisseurs, incertitudes
comment les investisseurs peuvent-ils continuer à s' engager sur des projets à 18, 20 ou 24 mois, si on change aussi souvent les tarifs de rachat?