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Grenelle II se prend les pieds dans les pales
| 21/04/2010 | 17:08 | Management
«Trop de contraintes pour l’éolien ou comment faire échouer le Grenelle Environnement». Ce n’est pas le titre du dernier communiqué de Greenpeace ou du WWF, mais bel et bien celui de l’Union française de l’électricité (UFE).
Même l'organisation patronale de l'électricité juge que les amendements à l'article 34, consacré à l'énergie éolienne, dans le Grenelle II actuellement à l'Assemblée nationale vont, si l'on peut écrire, enterrer les éoliennes. L'UFE «rappelle d'une part, que les projets éoliens sont d'ores et déjà soumis à de nombreuses procédures (Zone de développement de l'éolien, étude d'impact, enquête publique, permis de construire....), et d'autre part, que la réalisation d'un projet prend près de 5 ans entre son initiation et sa mise en service». C'est-à-dire que le contexte réglementaire français n'est déjà pas optimum pour atteindre les objectifs européens en matière d'électricité à partir d'ENR.
C'est pourquoi, l'UFE «s'oppose : à l'application du régime ICPE (Installations classées pour la protection de l'environnement, ndlr) à l'éolien, que ne justifient pas les caractéristiques de cette forme de production d'électricité ; à la construction de schémas régionaux qui ne seraient pas encadrés par des prescriptions assurant, entre autres, la cohérence avec les objectifs nationaux et, plus largement, avec les ambitions du Grenelle de l'Environnement ; à l'instauration d'un seuil minimal de 15 MW qui conduirait à supprimer plus de la moitié des projets en cours, et obérerait gravement l'avenir de l'éolien en France. L'UFE souligne que ce seuil déséquilibre économiquement la filière, tout en dégradant les conditions environnementales d'implantation des éoliennes». Autant dire que l'organisation patronale est contre toutes les dispositions de la mission d'information sur l'éolien conduite par le député Patrick Ollier, qui semblent actuellement servir de feuille de route au débat
à l'Assemblée...
Et si l'UFE s'inquiète de l'impact sur l'emploi d'une filière qui «emploie 10 000 personnes et [dont] le potentiel de création d'emplois est important», on peut aussi reposer la question autrement. Qu'est-ce que l'on veut faire ?
Lutter contre le changement climatique et réduire le coût de l'énergie sera pour le moins complexe. On peut comprendre que la main du législateur tremble. Mais...
EN REPONSE A ERIC
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Nous marchons sur la tête ...
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Les autruches ont le vent en poupe
ET SI LES BONNES QUESTIONS POUR DE VRAIS ENJEUX ETAIENT POSEES