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Stress Tests des centrales nucléaires : l’Autorité de sûreté impose des travaux
| 03/01/2012 | 14:37 | Eau & énergie
André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a présenté, mardi 3, son rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté (ECS) des installations nucléaires françaises. Travail remis au Premier ministre… Et à la presse dans le cadre du «post-Fukushima».
Les conclusions se résument en deux parties «complémentaires» et «indissociables», a insisté le responsable de la sûreté française. D'abord aucun arrêt des 79 installations nucléaires prioritaires n'est demandé pour avoir montré un quelconque «niveau de sûreté insuffisant». Ensuite, l'ASN «impose» afin que leur exploitation puisse se poursuivre, «un renforcement, dans les meilleurs délais, de leur robustesse face à des situations extrêmes». A-C. Lacoste a d'ailleurs ajouté, en fin de présentation : «nous ne demandons pas des investissements, nous imposons des mesures qui vont conduire à des investissements»; et ce sera lourd !
Un centre de gestion de crise bunkerisé, un diesel d'ultime recours par tranche
Les mesures : Un «noyau dur» de dispositions matérielles et organisationnelles, dont notamment, «un centre de gestion de crise bunkerisé, un diesel d'ultime recours par tranche» idem, une Force d'action rapide nucléaire (FARN, projetable sur site en moins de 24h) prête d'ici fin 2012. Mais aussi des dispositifs de dénoyage du combustible usé des piscines renforcés et une étude sur la faisabilité d'un dispositif de protection des eaux (en gros une coupelle totale sous le site). Mais, «la sûreté repose aussi sur les hommes». L'ASN suivra ainsi avec attention le maintien des compétences et la relève générationnelle. A-C. Lacoste demande aussi, côté recours à la sous-traitance, que «si les interventions concernent la sûreté, l'exploitant ne peut délégué le contrôle des opérations».
Enfin, sur le traitement des «non-conformités», l'ASN renforcera les référentiels de sûreté. Au final, une facture, pour continuer à diverger, de plusieurs milliards, voire dizaines de milliards. Le choix de la poursuite de l'exploitation étant «aux mains des exploitants». Si Eric Besson signale, hier, qu'il réunira les acteurs le 9 janvier pour définir «le calendrier demise en oeuvre des demandes», la suite du process sera, fin juin, à Bruxelles avec le «rapport des rapports» des autorités de sûreté. Et A-C. Lacoste de rappeler que le retour d'expérience de Fukushima prendra au moins une dizaine d'année et conduira à d'autres mesures...
FOCUS
"Pour pouvoir exploiter notre parc de 58 réacteurs jusqu'à 60 ans, nous avions quantifié les dépenses nécessaires à environ 40 milliards d'euros" sur une trentaine d'années et "nos premières estimations montrent qu'on devrait rester dans une fourchette de 40 à 50 milliards d'euros", a déclaré à l'AFP Jean-Marc Miraucourt, directeur de l'ingeniérie du parc nucléaire d'EDF