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« La gestion du photovoltaïque va être extrêmement complexe »
E.L | 22/06/2010 | 18:04 | Eau & énergie
Mardi 22, au cours d’un colloque de l’Union française de l’électricité intitulé « l’industrie électrique, filière d’excellence pour la France », la présidente d’Erdf a fait part de ses inquiétudes vis-à-vis du développement du photovoltaïque.
Pour la présidente du gestionnaire du réseau de distribution d'électricité (Erdf), Michelle Bellon, "Il y a en France un engouement un peu intéressé" pour le photovoltaïque "car il y a quand même un effet d'aubaine assez fabuleux" dû notamment aux tarifs de rachat de l'électricité verte . Il y avait ainsi 45.000 panneaux photovoltaïques raccordés au réseau électrique d'ErDF à la fin 2009, selon elle. "Nous nous attendons cette année à plus de 75.000 raccordements nouveaux, 120.000 l'année prochaine, 150.000 en 2012. (...) Ce qui veut dire qu'à fin 2013, nous devrions avoir plus de 500.000 producteurs décentralisés raccordés sur le réseau".
"Risques de black-out complet par surtension"
Après avoir qualifié la production photovoltaïque de « non prévisible » et « aléatoire », elle a souligné que dans certains départements, comme les Landes, les projets de raccordements photovoltaïques "sont à hauteur de cinq fois la consommation de pointe du département". La présidente d'ErDF estime que cette situation fait courir des "risques de black-out complet par surtension" si les panneaux photovoltaïques se mettent à produire "plus que ce qu'on a besoin".
"Je suis assez inquiète, car ça va très très vite. D'ici deux ou trois ans, on va être confrontés à de vrais problèmes d'équilibre offre-demande de la boucle locale", a-t-elle ajouté.
FOCUS
National Grid, le gestionnaire du réseau de transport anglais et gallois, estime en effet nécessaire de pouvoir se passer du vent à certains moments quand la demande est faible, donc compenser les éoliennes. C'est ce que révèle le Daily Telagraph, samedi, précisant qu'un premier test a été réalisé sur deux parcs de Scottish Power, qui on reçu 13 000 livres (un peu plus de 15 000 euros) pour stopper un parc pendant une heure et arrêter totalement l'autre. C'est le prix à payer pour maintenir l'équilibre offre-demande en permanence, juge le Grid. Jusqu'alors, seules les centrales au charbon et au gaz étaient sollicitées dans ce cadre. Mais le GRT britannique juge qu'avec la montée des ENR dans le mix de production de courant anglais, c'est une nécessité.
Et l'Allemagne ?
Aahhh!!! ces lobbying, mesurons leur portée à terme.
super