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L’ancienne base aérienne de Toul pourrait accueillir la plus grande centrale solaire au monde

J-Ph Defawe | 02/03/2010 | 16:18 | Eau & énergie

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La base aérienne de Rosières-en-Haye, près de Toul, a été désaffectée en 2004.

12 commentaires

EDF Energies Nouvelles projette de construire un parc de panneaux photovoltaïque de 140 hectares et d’une puissance de 143 mégawatts (MW) en Lorraine, sur la base aérienne militaire de Toul, désaffectée depuis 6 ans.

Fin 2012, l'ancienne base aérienne 136, à Toul-Rosières, en Meurthe-et-Moselle, pourrait bien devenir un vaste champ de panneaux photovoltaïques. EDF Energies Nouvelles devrait investir 434 millions d'euros dans ce projet de centrale solaire d'une puissance de 143 MW, ce qui correspond à l'équivalent de la consommation électrique de 62.000 habitants. "À l'heure actuelle, c'est le plus grand projet au monde d'énergie solaire", a assuré Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille et de la Solidarité et élue de Meurthe-et-Moselle.
La filiale d'EDF spécialisée dans les énergies renouvelables devrait déposer sa demande de permis de construire avant l'été et les travaux, dont de la dépollution et du désamiantage, pourraient débuter fin 2011. EDF Energies Nouvelles prévoit la mise en service d'une première tranche en 2012.
Pour EDF EN, ce projet va booster considérablement sa capacité de production d'électricité solaire qui est aujourd'hui de 100 mégawatts seulement. "Il est rare de trouver des friches d'une telle surface et nous avons immédiatement saisi l'opportunité" explique Jean-Marc Dall'Aglio, chargé de mission auprès du président d'EDF EN. Notons que cette surface de 140 hectares, ainsi qu'un bonus de 17 % par rapport aux prix appliqués dans les régions chaudes, viennent compenser le manque de soleil de la région.

Outre la puissance exceptionnelle du projet, la région compte exploiter des retombées touristiques et envisage de créer une "Maison des énergies renouvelables" ainsi qu'un musée de l'aviation militaire. Voici qui devrait faire oublier l'échec d'un précédent projet, également dans le photovoltaïque, lorsque l'américain First Solar a renoncé à construire sont usine de panneaux faute d'une capacité suffisante d'épuration des eaux dans la localité.

 

J-Ph Defawe | Source LE MONITEUR.FR

 
  • Didier |
    Un parc semble intéressant mais la dépollution d’un tel site demande un investissement énorme. Cette reconversion me semble relativemetn une bonne issue. Je suis opposé au parc PV sur terre agricole ou même site naturel, mais pour ce qui est des ex-bases militaires, des ex-mines à ciel ouvert (Projet dans le Tarn), ou ex-autre. Bien évidemment ce serait mieux si ça profitait plus au développement local qu’au industriel de l’énergie.
  • PIERRE GUILLOT-GUEYE |
    Je voudrai féliciter Estelle de vouloir revenir au Néolithique ancien.Je l’imagine vêtue de peau animale au milieu de la forêt retrouvée de Toul , cherchant son bois mort pour faire le feu qu’elle allumera avec des silex.Ce projet aurait un réel impact touristique.Il faudrait cependant qu’elle se passe de sa salle de bains,de son vélo, de son médecin etc…super extra!mieux que la télé réalité.
  • Thibaut OLIVARI |
    merci de la réponse! :) des infos quant aux risques d’incendies et accidents? quid de l’avis des préventionnistes qui divergent grandement suivant les régions…
  • La Rédaction Defawe |

    Réponse de la rédaction

    Un décret relatif aux procédures administratives applicables à certains ouvrages de production d’électricité est en vigueur depuis le 1er décembre 2009. Il modifie le code de l’urbanisme et de l’environnement et précise que la procédure de modification simplifiée d’un PLU peut dorénavant être utilisée afin de "supprimer des règles qui auraient pour seul objet ou pour seul effet d’interdire l’installation d’ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire installés sur le sol d’une puissance crête inférieure ou égale à 12 mégawatts, dans les parties des zones naturelles qui ne font pas l’objet d’une protection spécifique en raison de la qualité des sites, des milieux naturels et des paysages et qui ne présentent ni un intérêt écologique particulier ni un intérêt pour l’exploitation forestière." C’est certainement le cas du site de Toul.
  • Thibaut OLIVARI |
    Sur l’article sur l’usine solaire de Solairedirect aux Mées dans les Alpes de Haute Provence, on peut lire (25/01/2010): "12 MW constitue le maximum autorisé en France pour un seul parc. Cela correspond à la consommation d’une ville de 12 000 habitants." Or ici, on annonce 143 MW… les risques sont ils mesurés et prévus? On va valider le PC sans rien demander?? Y a t’il une valeur maximale autorisée et est-elle dépassée dans ce cas présent? Personne de la rédaction de motivé à me répondre?? Pour l’emploi, ne faut-il pas aussi compter les employés des entreprises intervenant sur le site… sauvées de la crise? enfin, ceci dit c’était évident que l’emploi n’était pas le principal attrait de ce genre de projet!
  • Eric Wanderscheid |
    Je réagis aux quelques échanges et en tant que professionnel, je ne peux adhérer à l’analyse de l’étudiante de L’Ensan ! Sachez Mademoiselle que pas loin de 98% des composants d’un module photovoltaïque sont recyclables, que la filière solaire est déjà en train de mettre en place des structures permettant de récupérer à la fin de vie du silicium ( soit au moins 25 à 30 ans ) et qu’il suffit de 3 ans de fonctionnement à un module PV pour compenser l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication !! Renseignez vous avant d’affirmer des choses si négatives D’autre part, comme le dit un des intervenants, Vive l’emploi !!
  • Thibaut OLIVARI |
    emplois créés? poste de gardien? ce genre de site tourne tout seul et n’a besoin que de peu de maintenance…
  • Thibaut OLIVARI |
    Mon commentaire n’est pas négatif, bien au contraire… maître d’oeuvre technique, je me renseigne sur les règles sur le PV depuis quelques mois… voilà tout… et j’ai constaté une incohérence entre deux articles du moniteur… c’est pour ça! Ensuite, dans le 34, petit à petit on voit fleurir du PV partout (et c’est bien)… néanmoins je me pose une question… quid de la sécurité incendie?? du courant continu et de l’eau ne font pas bon ménage lors d’une intervention musclée par le SDIS… je sais que dans le 83 mon ancien département le SDIS demandé lors d’un dépot de PC pour ERP ou hab ou industrie contenant du PV un dossier énorme et des mesures impressionnantes afin de réduire les risques pour les personnes et les biens… mais surtout pour les personnels secouristes intervenants! Qu’en est-il sur ces "usines solaires"??
  • Self IAT-CP |
    je viens de lire les 2 commentaires des 02/03 et 03/03. Ok pour les matières polluantes, ok pour les bénéfices réalisés mais plutot que réagir NEGATIVEMENT, pensez POSITIF , l’apport économique pour la région, les emplois crées ….. arretez de regarder votre nombril et pensez aux autres !
  • Estelle Egrot |

    Etudiante à l'ENSAN

    Voici encore un jolie moyen de se servir de l’écologie pour faire de l’argent. Je pense que les panneaux photovoltaïques ne vont pas résoudre à long terme le réchauffement climatique. Ces panneaux sont réalisées avec des matières polluantes. Une fois usés , les panneaux devront être changés , les autres vont s’entasser , comme si notre planète n’avait pas assez de déchets à traiter. Au lieu d’utiliser cet espace comme champs électronique , installez-y un parc de verdure , ça ne coutera pas plus cher et ce sera meilleure pour l’atmosphère.
  • Thibaut OLIVARI |
    Sur l’article sur l’usine solaire de Solairedirect aux Mées dans les Alpes de Haute Provence, on peut lire (25/01/2010): 12 MW constitue le maximum autorisé en France pour un seul parc. Cela correspond à la consommation d’une ville de 12 000 habitants. Or ici, on annonce 143 MW… les risques sont ils mesurés et prévus? On va valider le PC sans rien demander?? Y a t’il une valeur maximale autorisée et est-elle dépassée dans ce cas présent?

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