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Les partisans de l’éolien redoutent un alourdissement des procédures
| 24/09/2009 | 16:21 | Eau & énergie
Alors que la France vient de passer la barre des 4 000 MW de capacités installées, l’horizon semble s’assombrir pour l’éolien.
C’est le message que venaient faire passer, hier, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), France Energie Eolienne (FEE), le Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER), le WWF, Greenpeace et Amorce.
Leur objectif : alerter sur les difficultés qui risquent de s'amonceler avec les amendements de la loi Grenelle II. Elle prévoit le classement des éoliennes en Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), et la mise en place des schémas régionaux des énergies renouvelables, préalables à l'installation de nouveaux parcs. «A l'heure actuelle, les délais de réalisation d'un projet éolien vont de 7 à 10 ans», rappelle Cédric de Saint-Jouan, vice-président de la FEE. «Et ils pourraient augmenter avec ces nouvelles dispositions réglementaires». L'éolien est pourtant nécessaire pour atteindre les 23% d'énergies renouvelables à l'horizon 2020 actés par le gouvernement français. «Nous avons besoin d'installer 400 à 500 MW par trimestre pour tenir le cap des 25 000 MW installés en France en 2020. C'était le rythme tenu en 2008. En 2009, il est de 150 MWpar trimestre», rappelle André Antolini, le président du syndicat des énergies renouvelables.«Les règles du jeu changent trop souvent, les industriels n'ont pas assez de visibilité pour investir», déplore-t-il. Pour véritablement transformer en électricité le potentiel éolien français -le deuxième d'Europe- il faudra d'abord répondre à ses détracteurs : expliquer honnêtement que l'éolien s'appuie sur la présence de centrales thermiques sur le réseau, mais ne nécessite pas, pour l'instant, la construction de nouvelles capacités; adopter une ligne claire sur le financement des coûts des postes de transformation pour accueillir les ENR; et continuer la concertation sur le terrain.