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50 kWh : détail des modulations proposées autour de ce futur chiffre-clé de la RT 2012

Eric Leysens | 04/12/2009 | 10:58 | Bâtiment

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L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a présenté jeudi 3 décembre son rapport sur la modulation du seuil des 50 kWhep/m²/an, que le Grenelle prévoit de rendre obligatoire pour toutes les constructions neuves et ce, d’ici deux ans. Très attendu, il servira à l’élaboration de la future Réglementation Thermique.
Il propose notamment de moduler le chiffre de 50 en fonction de la surface et de supprimer ce plafond pour le tertiaire.

Les députés du Nord et de la Haute-Savoie, Christian Bataille et Claude Birraux, ont présenté leur rapport à la presse comme le résultat d'une "course intense". Ils ont été chargés, fin mai, de proposer un niveau pertinent de modulation pour respecter la future norme de 50 kiloWattheures d'énergie primaire par m² et par an (kWhep/m²/an), fixée dans l'article 4 de la loi dite Grenelle 1, et d'examiner les questions liées aux facteurs de conversion d'énergie finale en énergie primaire.
Reconnaissant n'être "pas familiers du secteur de la construction", ils ont choisi de s'entourer d'un comité scientifique, composé notamment de membres du CSTB et du PREBAT, et surtout de mener des auditions et des visites. Classiquement, ils sont notamment partis Outre-Manche, à BedZed et Outre-Rhin, au quartier Vauban. Ils sont revenus avec le sentiment qu'il est inévitable que la réglementation thermique prenne en compte un nombre croissant d'usages. Sans surprise, ils considèrent donc qu'il faut que ce fameux seuil des 50 kWhep/m²/an puisse concerner les 6 postes actuellement pris en compte par le « label BBC-Effinergie » : Chauffage, ECS, Ventilation, Refroidissement, Eclairage, Auxiliaires. Et ils indiquent qu'il faudra "inévitablement", comme pour le label allemand « Passivhauss », être amené à y intégrer les consommations des appareils électroménagers.

Modulation géographique identique à celle du label Effinergie

Pour la modulation en fonction de la localisation et de l'altitude, ils reprennent aussi les valeurs utilisées par l'association Effinergie. Concernant la prise en compte de la zone climatique, les coefficients datent d'ailleurs de l'arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments (allant de O,8 dans le Sud-Est à 1,3 dans le Nord ).
L'association « Energie et Avenir » leur ayant rapporté une difficulté à tenir la norme modulée du facteur géographique en Alsace-Lorraine (soit 65 kWhep/m²/an), le rapport prévoit tout de même d'être moins exigeant pour cette région. Il parle de passer d'un coefficient de 1,3 à 1,4, faisant passer le plafond des consommations, simplement modulé géographiquement, à 70kWhep/m²/an.

Modulation en fonction de la taille du logement

Les besoins en eau chaude et en ventilation pour une famille restent les mêmes sur une surface plus petite. Le rapport entre la surface de l'enveloppe extérieure d'un bâtiment et son volume croît lorsque sa taille se réduit. Et la place prise par une épaisseur d'isolation est relativement plus importante dans un petit logement. C'est à partir de ces trois considérations que les rapporteurs considèrent que "les petits logements nécessitent un effort d'isolation relativement plus important, et réduisant relativement beaucoup plus la surface habitable."
De l'Allemagne, ils ont donc ramené un principe mis en œuvre dans la réglementation thermique germanique, une modulation en fonction de la surface. Ainsi, il propose la formule suivante pour établir le seuil plafond de la consommation énergétique d'un logement :

Consommation max = 50 x (a +b) x (0,6 + (80/(100+S)))

a est fonction des zones climatiques.
b est fonction de l'altitude du terrain d'assiette de la construction.
S est la surface du logement.

Cette formule permettrait pour un logement de 40m², situé Saint-Dié-des-Vosges (Alsace- Lorraine) de monter sa consommation à près de 100 kWhep/m²/an. Et pour un logement de 200 m² situé à Aix-en-Provence, la consommation devra descendra en dessous de 35 kWhep/m²/an.
Le rapport précise que cette modulation permet de respecter une valeur plafond moyenne de 50kWhep/m²/an, "en desserrant la contrainte sur les petites surfaces, tout en ne la renforçant pas excessivement sur les surfaces plus grandes."

Pas de changement du facteur de conversion d'énergie finale en énergie primaire pour l'électricité

Doit-on conserver le coefficient de conversion d'énergie finale en énergie primaire actuelle de 2,58 pour l'électricité ? Cette question essentielle qui était aussi posée à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques a eu une réponse claire : "quelqu'arbitraire et imparfait qu'il soit, il ne doit nullement être modifié".
Rappelant qu'une famille de 4 personnes occupant un logement de 116 m² et utilisant un chauffe-eau électrique (11 millions de français en utilisent), consomme pour ce seul poste, plus de 50kWhep/m2/an, les rapporteurs précisent avoir refusé l'idée d'EDF d'appliquer temporairement un facteur de conversion égal à 1 pour le chauffage de l'eau par ballon d'accumulation.
"Imparfait" : l'association Négawatt, en est aussi convaincue. Mais pour Marc Jedliczka, porte-parole de l'association spécialisée sur les questions énergétiques, la question posée ne devrait pas s'entendre comme : "faut-il réduire ce coefficient ?" mais : "faut-il l'augmenter ?" Et pour lui, "Adopté avant le choc pétrolier, à une époque où on se chauffait au fuel, il n'a plus aucune raison d'être aujourd'hui". Il considère que les lois de la thermodynamique devraient, appliquées à la situation énergétique actuelle, le faire passer à 3,3.
Pour le bois, le rapport considère qu'il ne faut pas prendre le coefficient « spécialement avantageux » de 0,6 utilisé dans le cadre d'une labellisation Effinergie , mais un coefficient égal à 1.

Obligation d'installer un équipement permettant le refroidissement de l'air intérieur

Rappelant l'épisode de la canicule de 2003, le rapport indique qu'une "gestion active du confort d'été doit être prise en compte dans la réglementation thermique". Dans tous les bâtiments effectivement occupés en juillet et aout, les immeubles tertiaires ne sont donc pas concernés, un des trois équipements suivants devrait être obligatoirement installé : puits canadien, PAC réversible ou équipement spécifique de climatisation.

Déduction des ENR produites et consommées sur place

Souhaitant éviter que des épaves thermiques recouvertes de panneaux photovoltaïques soient conformes à la RT 2012, Christian Bataille et Claude Birraux rapportent que "seules les énergies renouvelables consommées sur place, y compris la part éventuelle d'électricité photovoltaïque utilisée pour alimenter les équipements du bâtiment, puissent, par leur apport direct, réduire la quantité d'énergie primaire prise en compte dans la RT 2012".

Ajout d'un seuil sur le dégagement de CO2 pour "faire barrage au tout gaz"

Christian Bataille a justifié la nécessité d'imposer un seuil complémentaire sur les dégagements en CO2, en annonçant que de même que le seuil des 50kWh permet d'empêcher le tout- électrique, il fallait "faire barrage au tout-gaz". Ce plafond fixé à 5kg/m2/an devrait, lui aussi, être modulé en fonction des mêmes critères que les 50kWhep/m²/an.
Le rapport assure de la possibilité d'imposer un seuil sur le dégagement de CO2 en évoquant le dernier alinéa de l'article 3 de la directive européenne 2009/91/CE : "la performance énergétique d'un bâtiment est exprimée clairement et peut contenir un indicateur d'émission de CO2." Néanmoins, autour de ce nouveau seuil beaucoup de questions se posent, dont principalement la méthodologie à adopter pour mesurer le dégagement en CO² d'un bâtiment.

Impossible pour le tertiaire

Pour les bâtiments publics et les bâtiments affectés au secteur tertiaire, le Grenelle prévoit que ce seuil des 50 kWhep/m²/an soit obligatoire, par anticipation, à compter de la fin 2010.
Pour les rapporteurs, cet objectif ne semble pas réalisable, et ils proposent d'autres obligations.
Pour Raphael Claustre, Directeur du CLER (Comité de Liaison Energies Renouvelables), consulté par Christian Bataille et Claude Birraux, cette conclusion semble pour le moins étonnante. Il rappelle que le bâtiment de l'INEED, à Valence, démontre le contraire depuis 2006.
A l'application d'un plafond de consommation, les rapporteurs préfèrent une norme sur l'isolation et l'imperméabilité complétée par la recherche d'une performance effective. Cette optimisation «a posteriori» devra être assurée par un système de mesures performant et l'obligation pour chaque bâtiment tertiaire de disposer d'un « responsable de l'énergie ». Ces nouveaux managers de la consommation énergétique formeront un réseau permettant d'échanger les bonnes pratiques. Autre disposition prévue pour stimuler la recherche de performance énergétique, dans l'absence de plafond de consommation, l'obligation d'afficher sur place et sur un site Internet officiel, l'énergie primaire consommée et le dégagement en CO2, procédure en train de se mettre en place en Australie.
En prenant l'exemple particulier des loges VIP du PSG, utilisées 3h par mois, Claude Birraux a voulu démontrer de façon symbolique qu'il convient aussi de traiter différemment tous les types de logements tertiaires.

Toutes ces recommandations sont attendues par les groupes de travail qui préparent actuellement la RT 2012. Les rapporteurs "espèrent bien ne pas s'être décarcassés pour rien" et précisent que, même si l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques n'a pas une fonction législative, ils seraient "très fâchés" de ne pas être entendus.

Pour voir le rapport cliquez ci-dessous et pour réagir descendez un peu

 

 

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Claude Birraux (député de Haute Savoie et Président de l’OPECST) et Christian Bataille (député du Nord)

Eric Leysens | Source LE MONITEUR.FR

 
  • Clement DAVAL |
    Est-ce que que nos chers députés ont lu le rapport de l’ADEME et RTE (Réseau de Transport d’Electricité) qui quantifie un taux d’émission de CO2 de 180 à 600 g/kWh électrique selon la méthode de calcul utilisée ? On est équivalent voir supérieur au fuel !!! SVP lisez le rapport très explicite qui ne fait que 7 pages : http://www.agirpourlenvironnement.org/pdf/contenuCO2longue.pdf
  • Laurence BORRELLY |

    le coût

    En tant qu’architecte, je vais devoir réaliser des maisons respectant la RT 2012. Pour les plans, les matériaux "écolo" et " économes", pas de problème c’est mon boulot mais il va falloir faire calculer les fameux 50kWhep/m2/an par un bureau d’étude. Pour les particuliers, quand nous avons une mission limité au PC, comment intégrer le coût du bureau d’étude dans une simple mission? Allons nous avoir encore quelques maisons individuelles à réaliser ? Cela va faire le bonheur des constructeurs des maisons clés en main avec des plans types ou assez proche où les études seront rentabilisées par le nombre. Comment envisagez -vous dans votre travail d’architecte l’application de la RT2012?
  • Christian POIROT |

    ... et de non-sens (suite et fin)

    Or, pour en revenir à notre exemple, un bâtiment de 2.000 m² coûte, au m², bien moins cher à isoler, pour un Cmax identique, qu’une maison de 120 m², le ratio "volume/ surface enveloppe" étant bien plus favorable dans le premier cas que dans le second : en fait, le rapport entre les deux ratios est de l’ordre de 2,5. En clair et sans décodeur ni langue de bois : l’application d’un coefficient de modulation tel que préconisé dans le rapport conduira à ce que les immeubles collectifs, qui sont pourtant les moins coûteux à isoler, ne soient tenus que par des normes de Cmax inférieures (qualitativement parlant) à celles de l’habitat individuel. NON-SENS ! Sauf, peut-être, pour certains qui doivent se frotter les mains … Christian POIROT
  • Christian POIROT |

    et de non-sens... (suite)

    C’est exprimé très clairement page 31, 3ème et 4ème paragraphe, du rapport de l’Office Parlementaire, que je cite à la lettre : "Cela signifie que la nouvelle norme thermique s’applique d’abord et avant tout "au bâtiment dans son ensemble: et c’est à ce niveau là que doivent "évidemment être vérifiées les qualités d’imperméabilité et d’isolation "indispensables à la réalisation « en moyenne » de la performance visée. Dans "la mesure où c’est le volume délimité par l’ensemble des surfaces exposées "qui forme l’espace à protéger des échanges thermiques avec l’extérieur, la "même démarche devrait s’appliquer aux bâtiments contigus construits en "bande. "La formule de modulation proposée précédemment pourra alors s’appliquer en "prenant en compte la surface moyenne des logements dans le volume "délimité par l’ensemble des surfaces exposées." (à suivre)
  • Christian POIROT |

    ... et de non-sens !

    François-Xavier a bien sûr raison lorsqu’il affirme son adhésion à la modulation en fonction de la surface, puisqu’il parle de CONSTRUIRE son logement et que dès lors, à moins qu’il soit promoteur, ce sera un logement individuel et donc un BÂTIMENT à part entière. Le non-sens c’est, dans le cas des logements collectifs, d’appliquer cette pondération non au bâtiment dans son ensemble, mais à une sorte de "bâtiment fictif" d’une surface égale à la surface moyenne des logements dudit bâtiment. On aboutit ainsi, pour un coefficient de correction "climatique altitude" égal à 1, à ce que, par exemple, dans un bâtiment d’une surface de 2000 m² où la surface moyenne des logements est de 55 m², le Cmax soit de 55,80 kWhep/m²/an, alors qu’il ne sera que de 48,18 kWhep/m²/an pour une maison individuelle de 120 m². (à suivre)
  • François-Xavier GARDIN |

    Beaucoup de bon sens

    Je trouve totalement logique la modulation en fonction de la surface. Si je fais le choix "militant" de construire un petit logement (peu de matériaux consommés-acheminés et peu d’énergie pour le chauffer), je trouve anormal qu’une maison dite "BBC" passe sous les 50 KWH grace à sa SHON. Pour un Ubat équivalent, deux personnes qui vivent dans 300 m² sont plus "respectueuses de l’environnement" que quatre personnes dans 80m²…je ne saisis pas cette logique.
  • Pascal CHAVY |

    Réglementation !

    Commentaire : Faire évoluer la réglementation est un axe majeur à tenir mais la changer les mentalités des "utilisateurs" ainsi que contrôler systématiquement au dépos du PC et à la fin de construction est axe de réflexion qu’il faudrait avoir!
  • Christian POIROT |

    Vous avez dit "logement" ? (suite et fin)

    - Pourquoi cet acharnement à parler de "logement" au lieu de "bâtiment", alors même que l’erreur à la base du raisonnement qui y aboutit peut être démontrée par toute personne dotée d’un très mince bagage scientifique ? Faut-il croire Rémy et suivre sa logique du "Is fecit cui prodest" , chercher à qui sinon le "crime", du moins l’erreur profite ? Le fait que la quasi-totalité des appartements produits en France sont d’une surface inférieure à 100 m², surface "charnière" de la formule de pondération proposée [ 0,6 + 80(100 + 100) = 1 ] pour sa partie "pondération en fonction de la surface" peut effectivement permettre de ne pas écarter cette hypothèse … On peut en imaginer d’autres : ainsi, cette "prime" d’isolation à la baisse pour les logements collectifs ne serait-elle pas de nature à satisfaire certains "purs et durs" qui stigmatisent l’habitat individuel, considéré comme dévoreur d’espace et dont la surface dépasse souvent 100 m² ?
  • Christian POIROT |

    Vous avez dit "logement" (suite)

    - Pour deux des trois postes restants (si l’on inclue l’électroménager), consommation d’énergie pour la production d’ECS et l’alimentation dudit électroménager, ils dépendent très étroitement du nombre d’occupants du logement, d’une part, de leur comportement "éco-conscient" ou non d’autre part : deux facteurs humains et non techniques, qui peuvent de ce fait difficilement être intégrés à une formule quelconque, sauf en termes de variables ! Quant à prétendre que les petits logements sont plus occupés que les grands, il me paraît qu’un studio de 26 m² occupé par une personne est bien moins "occupé" qu’un cinq pièces de 90 m² occupé par 4 ou 5 personnes. Enfin, pour la consommation des "auxiliaires" – septième et dernier poste – qui pourrait me dire ce que recouvre ce terme bien vague ? J’ai beau chercher, je peine à en trouver une définition ne serait-ce qu’approximative … (à suivre)
  • Christian POIROT |

    Vous avez dit "logement" ?

    - Pour sa partie concernant la consommation d’énergie destinée au chauffage, c’est bien plutôt en termes de "bâtiment" qu’il faudrait réfléchir à cette modulation de la RT 2012., de façon à placer logements collectifs et logements individuels sur un même pied d’égalité. De fait, ce qui compte VRAIMENT, c’est le ratio "volume chauffé/surface en contact avec l’extérieur", "contenu/contenant". A forme de bâtiment identique, plus le volume est important, plus ce ratio est faible et donc favorable. Exemple : un bâtiment collectif de 2000 m² habitables consomme autant de kWhep/m²/an pour son chauffage, qu’il y soit aménagé 50 studios de 40 m² ou 10 appartements de 200 m². Il en est de même, à priori, pour le refroidissement, l’éclairage et la ventilation : quatre postes donc sur les six que compte le label BBC-Effinergie. (à suivre)
  • Remy Gheldof |

    Les petits logements encore favorisés

    La construction de petits logements (en investissement locatifs Scellier par exemple ) va être favorisée par rapport à celle de logements familiaux par la possibilité de consommer 20 % de plus de kWh/m² (ecart entre un appartement de 35m² et 100 m² par application de la formule de modulation).
  • Bernard VIOLLON |

    RT 2012 Rapport Bataille Birraux

    Commentaire: la RT devient une usine à gaz, la date d’application risque d’être reportée. Pourquoi ne pas faire un copier coller des RT étrangères,la Passivhauss allemande ou la SIA 180 Suisse ont beaucoup de points communs. il faudrait également lever les freins du BBC Effinergie la certification réciproqu des produits produits d’isolation et des équipements entre les états européens; ne pas réserver le quasi monopole des certifications des maisons BBC Effinergie à Promotelec. Modification du coefficient de transformation en énergie primaire du bois de 0.6 à 1, le lobbing a encore frappé.

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