Bâtiment

Les bureaux franciliens consomment 600 kWhep/m².an

Le bureau de conseil en efficacité énergétique Manexi a passé au crible la consommation de 64 immeubles de bureaux franciliens.

90% des bâtiments de l’échantillon d’étude -  deux tiers ont été construits après 1948 et plus d’un quart dans les années 2000 – se situent dans l’une des trois dernières classes du nouveau DPE tertiaire, qui sera effectif début 2013. La consommation moyenne réelle de tous les postes est, en énergie primaire, de 598 kWhep/m².an et, en énergie finale, de 293 kWhef/m².an. L’informatique (bureautique+serveur) représente, en énergie primaire, le premier poste de consommation. Le chauffage arrive en second, « et ce malgré les forts apports internes inhérents aux immeubles de bureaux », indique le rapport.

 

 

Après avoir comparé la consommation des bâtiments en fonction de leur date de construction, Manexi fait le constat suivant : «plus l’immeuble est construit récemment, plus la consommation des postes réglementés diminue, à l’exception notable du poste refroidissement dont la consommation augmente de manière soutenue, en lien avec une généralisation de la demande de froid. Les consommations immobilières non incluses dans la réglementation (ascenseurs, cuisines, etc.) progressent eux à un rythme soutenu».

La conclusion est la même pour les immeubles rénovés lourdement, à ceci près que la consommation du poste chauffage évolue, dans ce cas, à la hausse jusqu’en 2008, année d’arrivée de la réglementation sur l’existant. Ingénieur chez Manexi, Paul Calberg-Ellen explique cette croissance des besoins de chauffage par un accroissement de la demande de confort et l’évolution des choix des équipements lors des rénovations. « Dans Paris, on constate que les immeubles rénovés courant 90 se tournaient majoritairement vers le réseau de chaleur, tandis que les immeubles rénovés dans les années 2000 optaient plus facilement pour les systèmes électriques. Or, le fonctionnement de ces derniers demande plus d’énergie primaire», indique Paul Calberg-Ellen.

 

L’obligation de rénovation tertiaire ne tiendrait pas sa promesse

 

Manexi a également tenté de mesurer l’effet des exigences figurant dans le rapport sur l’obligation de rénovation tertiaire et qui devraient être très prochainement traduites réglementairement. Deux tranches à gagner sur le DPE si l’immeuble est dans les catégories H et I,   une tranche à gagner s’il est dans les catégories D, E, F ou G, et pour les catégories A, B, ou C, l’ obligation d’optimiser la gestion, permettraient de faire passer la consommation moyenne de 598 kWhep/m².an aujourd’hui à 421 kWhep/m².an en 2020, soit un gain de 30%, à la place des 38% espérés.

Manexi distribue l’intégralité des conclusions de l’étude sur demande : contact@manexi.com

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