Bâtiment

Vers des quartiers de bâtiments à énergie positive

Le directeur général du Centre d’analyse stratégique, Vincent Chriqui, a rendu public mardi 28 août 2012, le rapport de Jean Bergougnoux sur les technologies compétitives au service du développement durable.

Par lettre en date du 27 avril 2011, Vincent Chriqui, directeur général du Centre d’analyse stratégique avait confié à Jean Bergougnoux, président d’honneur de la SNCF, directeur général honoraire d’EDF, la mission d’animer une réflexion de prospective technologique sur les secteurs de l’énergie, des transports et du bâtiment.

Ce rapport, rendu public mardi 28 août propose une vision de long terme pour ces secteurs en tentant de répondre aux problématiques d’un pays qui cherche un développement durable en termes de croissance économique, de préservation de l’environnement et de progrès social. 

Passant en revue les progrès technologiques susceptibles d’intervenir au cours des prochaines décennies dans les secteurs considérés, le CAS a examiné les conditions d’une intégration de ces progrès dans les systèmes et sous-systèmes préexistants (ou à créer) et fait quatre propositions dont une concerne particulièrement le secteur du bâtiment. Ainsi le rapport propose-t-il d’étendre le concept de bâtiment à énergie positive à un ensemble plus large, l’îlot ou le quartier, afin de bénéficier d’énergies locales à moindre coût.

Le raisonnement est le suivant : les toitures photovoltaïques résidentielles ou tertiaires présentent aujourd’hui un coût de revient de l’électricité plus élevé que les parcs photovoltaïques au sol. « En l’absence
de progrès technologiques significatifs sur celles-ci, leur déploiement massif dans la perspective de concevoir des bâtiments à énergie positive pourrait donc s’avérer particulièrement coûteux », note le rapport. Elargir le concept de bâtiment à énergie positive à une échelle spatiale plus grande rendrait donc possible la production d’électricité à partir de centrales photovoltaïques au sol.

Pour le Conseil, cette extension du concept de bâtiment à énergie positive permettrait de surcroît « de bénéficier, avec un meilleur rapport coût/efficacité, d’autres énergies disponibles localement comme la biomasse ou la géothermie ou encore de moyens de gestion comme les réseaux de chaleur ».

Ce document, qui aborde aussi la question de la production d’électricité par le déploiement des énergies renouvelables doit servir lors de la conférence environnementale prévue les 14 et 15 septembre.

Vous pouvez le consulter en cliquant ici

 

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Newsletters