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Un œil sur l’Europe : Londres va être traversée de voies rapides pour vélo

E.L | 21/07/2010 | 19:30 | Déplacements

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Vu de la "Barclays cycle superhighways" numéro 3

D'après « Transport For London » qui supervise les opérations, les « Barclays cycle superhighways » seront « la meilleure et la plus rapide route pour se rendre au travail ou retrouver ses amis ».

4 commentaires

Boris Johnson, le maire de Londres, a inauguré, ce lundi 19 juillet, les deux premiers itinéraires rapides pour vélos de la ville, baptisés « Barclays cycle superhighways ».

La capitale anglaise souhaite retirer les voitures de son centre ville et y met les moyens. Après avoir instauré, en 2003, un péage urbain visant à substituer les autres modes de circulation à l'automobile, l'organisme public local responsable des transports en commun de la ville de Londres, « Transport For London », veut aujourd'hui, avec une mairie passée en 2008 dans le camp conservateur, faire traverser la ville d'itinéraires cyclables. En 2015, ces parcours devraient être au nombre de 12 et permettre ainsi, d'après le maire, aux londoniens des quartiers périphériques situés aux quatre coins de la ville de se rendre en vélo, « directement », « rapidement » et « en sécurité », vers le centre.
L'objectif annoncé de « Transport For London » et du maire est de multiplier, d'ici 2025, par quatre l'usage du vélo dans la capitale, par rapport au niveau atteint en 2000. Dans une ville étendue comme Londres dont la superficie est plus de 15 fois supérieure à Paris (1 579 km² contre105 km² ), dessiner des « voies cyclables rapides » est indispensable pour rendre le vélo attractif vis-à-vis des autres modes de transport.

Bandes bleues de 1,5 m de large

En pratique, ces « voies rapides » pour vélos consistent principalement en des bandes bleues de 1,5 m de large, peintes sur la chaussée. Les véhicules motorisés ne doivent pas y circuler et elles sont accompagnées de deux lignes rouges qui permettent de prolonger le dessin des trajets des vélos aux intersections. Egalement, pour informer le cycliste de son itinéraire, des marquages au sol rappellent régulièrement sur lequel des 12 itinéraires il se trouve.
L'idée de bandes bleues n'est pas le fruit d'une réflexion londonienne. Elle est importée de Copenhague, ville où le vélo représente déjà plus de 30% des déplacements effectués.

Ces « Barclays cycle superhighways » s'inscrivent dans une politique de développement du vélo à Londres qui s'accompagne d'une enveloppe financière de près de 120 millions de livres (environs 150 millions d'euros) pour les années 2010 et 2011. Cet argent servira aussi, par exemple, à financer l'implantation de nombreux parkings à vélos dans la ville, ou encore à encourager les entreprises à installer des douches pour leurs employés se rendant au travail en pédalant.

 

 

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Les 12 "voies rapides pour vélo

FOCUS

« Barclays cycle superhighways », pourquoi ce nom ?

Comme leur nom l'indique, la banque Barclays qui a déjà en charge la gestion des vélos en libre-service de la ville est impliquée dans la mise en place de ces nouveaux itinéraires. L'association du mot « super » et « highway » vise à appuyer l'idée d'un trajet sûr et rapide.

 
  • Patrick Dubois |
    Utilisant régulièrement les pistes parisiennes, je constate que toutes celles qui ne sont pas en voie propre, ne sont pas respectées des automobilistes. Pour celles qui sont matérialisées sur les trottoirs, le cycliste devient un danger pour le piéton (enfants notamment), il vaut mieux rouler sur la chaussée. Sur le même tronçon une partie à droite de la chaussée et au passage d’un carrefour elle passe à gauche de celle-ci, sans marquage spécifique ni présignalisation, obligeant à couper le flux de circulation au dernier moment. Les portions parisiennes en trottoir sont aussi peintes, plus glissantes que la chaussée elle-même. Dernière invention parisienne : les quartiers où les rues à sens unique sont empruntables à contre-sens par les vélos avec un manque cruel de signalisation (automobilistes ignorants de bonne foi et donc moins vigilants). Pour moi la seule version viable, c’est la voie propre (exempte d’excréments canins et de débris de verre), en continuité totale.
  • Etienne PERICHARD |
    CommentaireQUELLE DIFFERENCE AVEC UNE BANDE CYCLABLE CONVENTIONNELLE ?
  • Hervé Lorrain |
    Ces bande cyclables que l’on trouve beaucoup dans ma commune ne sont pas rassurantes pour les cyclistes… il faudrait une séparation par rapport au flot de circulation ou les faire sur les trottoirs ! La bande cyclable n’est rassurante que dans le cas où elle est en contre-sens .
  • Alexis AMET |
    J’ai utilisé une portion de ces BCS en juin. De manière générale, les infrastructures cyclables à Londres me sont apparues comme beaucoup moins importantes qu’à Paris par exemple. Par contre, l’offre en matière de mobilier urbain pour accrocher les vélos est bien plus conséquente. Il y a cependant beaucoup plus de cyclistes sur la voie publique. ce qui a pour effet de créer l’effet de "masse critique". Et participe à l’éducation de l’automobiliste (les chauffeurs de cars semblent avoir moins de considération). Les BCS sont comme d’autres marquages au sol. Ce n’est pas une piste en site propre. Ce qui est plus sécurisant et plus efficace. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit à d’une bonne initiative. Et mes déplacements en vélo à l’anglaise ont été rapides et sécurisants.

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