Informatique & construction

Intermat 2012 : une solution deux-en-un pour le géo-référencement des réseaux

La vaste réforme anti-endommagement des réseaux prévoit le géo-référencement progressif de tous les ouvrages enterrés. Radiodetection, Trimble et D3E Electronique se sont associées pour proposer une solution globale de détection et de géo-référencement, deux opérations habituellement dissociées. 

Pour se conformer à la nouvelle réglementation anti-endommagement des réseaux, qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain, les concessionnaires de réseaux dits « sensibles »  (gaz, électricité, transport de matières dangereuses, réseaux de chaleur,…) ont jusqu’au 1er janvier 2019  pour les géo-référencer, c’est à dire pour en donner le positionnement exact (latitude, longitude et profondeur) dans le sous-sol. La tâche s’annonce rude puisque la France compte un linéaire d’1,6 million de kilomètres de réseaux sensibles, et la grande majorité n’est pas encore précisément localisée ! Pour tenir l’objectif de 2019*, de nombreux concessionnaires ont donc pris les devants et lancé d’importantes campagnes de géo-référencement.

 

Solution globale

Pour les accompagner, les industriels Radiodetection, Trimble et D3E présentent à Intermat une solution globale permettant de détecter et de géo-référencer les réseaux en un seul passage. « Habituellement, les deux actions sont dissociées, explique Marc Reverdy, directeur commercial de Radiodetection, leader  dans les équipements de radio-détection électromagnétique. Dans un premier temps, l’opérateur détecte la présence du réseau avec le matériel ad hoc et matérialise le tracé avec un marquage au sol. Puis dans un deuxième temps, un géomètre vient positionner sa canne GPS sur le tracé pour en relever les coordonnées. En couplant les matériels de détection et de géo-référencement, nous proposons de réduire le temps de travail de moitié ».

Le détecteur électromagnétique RD 8000 fabriqué par Radiodetection, est ainsi relié à un terminal et à une canne GPS – tous deux fabriqués par Trimble – par un protocole sans fil BlueTooth. Sur le terrain, muni du détecteur, du terminal et de la canne GPS, l’opérateur n’a alors besoin que d’un seul passage pour géo-référencer le réseaux, puisque le logiciel de cartographie d’interface (ArpentGIS, développé par D3E Electronique), enregistre directement les coordonnées GPS en X-Y-Z relevées par le détecteur. Côté coût, il faut compter entre 15 800 et 18 500 euros (suivant les options) pour s’équiper d’un système complet.  A noter que le détecteur RD 8000 ne localise que les réseaux conducteurs (acier, fonte, réseaux d’électricité, de télécom,…); pour détecter d’autres réseaux (matières synthétiques comme le PEHD notamment), il faut lui adjoindre une sonde émettrice qu’on glisse dans la canalisation à l’avancement. 

 

*Au delà de l’échéance de 2019, la réforme anti-endommagement prévoit qu’au 1er juillet 2026 l’ensemble des réseaux, sensibles et non sensibles, aura dû être géo-référencé.

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