Règles techniques

Comment ça marche : les ponts thermiques

Mots clés :

Performance énergétique

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Réglementation technique

Les ponts thermiques désignent les parties de l’enveloppe d’un bâtiment qui induisent d’importantes fuites de chaleur vers l’extérieur. Une absence ou une dégradation de l’isolation est généralement à l’origine de ces fuites. Sont distingués les ponts thermiques de liaison (PTL), dus à l’interruption de l’isolation à l’intersection des parois du bâtiment, et les ponts thermiques intégrés (PTI), générés par l’interruption ou la dégradation de l’isolant au sein de la paroi.

Localisation des ponts thermiques

 

La localisation des ponts thermiques de liaison (PTL) peut être réalisée sur plans pour les bâtiments à construire, à l’aide d’une caméra infrarouge pour les bâtiments existants. Les principaux ponts thermiques de liaison se localisent aux jonctions entre les planchers, les murs, les menuiseries et les toitures. Les ponts thermiques intégrés (PTI), nombreux dans le bâtiment, sont dus à la présence d’ossatures ou d’éléments de fixation traversants les systèmes d’isolation.

Localisation des ponts thermiques dans un bâtiment d’habitation

 

Pont thermique de liaison


 

Pont thermique intégré


 

 

Traitement des ponts thermiques linéaires

Dans un bâtiment, l’efficacité thermique du plancher bas est fondamentale. L’une des solutions permettant de réduire les fuites consiste à associer un plancher avec poutrelles et entrevous isolants à une chape flottante (a). L’autre solution consiste à habiller les abouts de planchers avec des planelles de rives (b), une alternative aux rupteurs thermiques.

(a) Traitement des ponts thermiques sur un plancher bas

 

(b) Principe de la planelle de rive

 

 

Traitement des ponts thermiques intégrés

Les poutrelles en béton des planchers dégradent la résistance thermique des entrevous  isolants. Des entrevous à languettes isolantes (a) minimisent cet impact. La fixation collée des complexes isolants (b) n’altère pas leur résistance thermique. Pour les isolants fixés mécaniquement entre des profilés métalliques, des fixations et des entretoises en matière plastique sont privilégiées (c).

 

 

Unités de mesure

Les ponts thermiques linéaires sont quantifiés par un coefficient linéique ψ exprimé en W/(m.K) (watt par mètre linéaire par degré Kelvin). Les ponts thermiques ponctuels sont quantifiés par un coefficient ponctuel χ exprimé en W/K (watt par degré Kelvin).

Le coefficient de transmission surfacique des parois en partie courante U est exprimé en W/(m2.K) (watt par mètre carré de surface par degré Kelvin).

Plus les coefficients ψ et χ sont faibles, plus les ponts thermiques sont réduits.

 

Rupteurs de ponts thermiques linéaires

 

Les rupteurs sont des éléments structurels isolants conçus pour traiter les ponts thermiques entre les parois du bâtiment. L’interposition de ces éléments réduit les fuites de chaleur ; ils sont placés en about de dalle, dans la continuité de l’isolant du mur. Outre les éléments isolants, les rupteurs thermiques sont constitués d’éléments métalliques assurant la continuité mécanique entre le plancher et la paroi. Ils peuvent être continus ou discontinus et intégrer des dispositions visant à renforcer la sécurité au feu.

Exemples de rupteurs de ponts thermiques

 

 

 

Cette technique est extraite de l’ouvrage La Construction : comment ça marche ? de U. Bouteveille, édité aux Éditions du Moniteur. Vous pouvez vous le procurez en cliquant  ici.

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  • popthom - Le

    Pont thermique

    Bonjour, Excellent article et surtout parfaitement bien illustré. Je suis à la recherche de visuel pour illustrer mon site http://www.pont-thermique.fr qui est un site à vocation non commerciale. Pensez-vous qu’il serait possible d’utiliser un des votre si j’y fait référence + liens vers cet article ? Par avance merci, Sylvain
  • Jean-Patrice Herault - Le

    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

    Même si ce n’est pas la solution miracle (qui n’existe pas), l’isolation par l’extérieur minimise tous ces problèmes !
  • Charles De veauce - Le

    Traitement des ponts thermiques sur un plancher bas

    Résumé : l’isolation des murs enterrés ne présente que des solutions très imparfaites laissant en tout état de cause des déperditions linéiques en pieds de murs 10 à 15 % du total Les isolants traditionnels ne permettent pas d’assurer une isolation totale, même si la longueur est augmentée, l’isolation de la semelle du mur étant irréalisable se traduit par une surépaisseur de l’isolant en partie courante donc une réduction de la surface habitable. La solution réalisé une assise en béton d’ECOGRAPHITE densité minimale 0.4, résistance 0.5 Mpa (résistance a la compression 10 tonne/ml) lambda 0.08 ; en 8 cm d’épaisseur soit R=U=1 en fond de fouille, et sur les parois .
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