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Radio France : les studios s’ouvrent sur la ville

Isabelle Duffaure-Gallais | 02/09/2013 | 14:49 | Innovation chantiers

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Studio d'antenne Radio France

Une fenêtre éclaire ce nouveau studio d’enregistrement de Radio France. Son effet retard sur les ondes acoustiques est compensé par des diffuseurs 3D (à droite de la fenêtre). La régie, au fond, est plus grande que dans les anciens studios pour traiter l’image en plus du son.

Les nouveaux studios d’enregistrement de la radio de service public doivent composer avec la nécessité de produire de l’image. Les aménagements pour répondre aux besoins de lumière modifient les caractéristiques acoustiques.

La Maison de la Radio fêtera ses cinquante ans le 14 décembre prochain. La Maison Ronde aux 500 m de circonférence, conçue par l’architecte Henry Bernard, a en effet été inaugurée à Paris en 1963 par le Général de Gaulle. L’édifice emblématique, qui abrite les sept chaînes et les quatre formations musicales de Radio France, fait l’objet d’une vaste restauration depuis plus de quatre ans. Outre la construction d’un auditorium, d’une rue couverte reliant la couronne à la tour centrale et le réaménagement de cette tour en bureaux à la place des archives, les studios d’enregistrement font l’objet d’une refonte totale.

 

Eclairer en silence

 

Autrefois aveugles, à l’écart des façades, les studios d’enregistrement se tournent aujourd’hui vers l’extérieur. La radio ne se contente plus de produire du son mais fournit désormais également de l’image pour différents supports, dont Internet. La lumière est donc bienvenue sur les plateaux qui s’installent côté façade. Mais il n’est pas question de perdre la qualité acoustique qui fait la réputation de la Maison de la Radio depuis sa création. La façade existante étant conservée, des doubles-fenêtres épaisses ont été créées pour isoler les studios du bruit extérieur. Mais l’introduction de surfaces vitrées perturbe l’acoustique interne. « Des diffuseurs 3D posés sur les murs corrigent ce défaut en éclatant le son dans toutes les directions », explique l’acousticien Jean-Paul Lamoureux.

Pour les trois ou quatre caméras évoluant sur le plateau, le travail sur la lumière impose un lustre composé de quelque 60 points lumineux. Un autre casse-tête pour l’acousticien qui a dû s’assurer que cet équipement était sans effet sur l’acoustique du studio. « Les fabricants de luminaires ne sont pas habitués à être questionnés sur les caractéristiques acoustiques de leurs produits », commente Jean-Paul Lamoureux. Plus de lumière implique aussi plus de chaleur émise, donc la nécessité de rafraîchir l’air du studio : encore une source de bruit supplémentaire avec laquelle il faut composer. Une fois résolues toutes ces questions, les journalistes de France Info et France Inter intégreront fin 2013 leurs nouveaux studios, respectivement au quatrième et au cinquième étages de la Maison de la radio.

 

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