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Surprises du BTP : un drone pour ausculter le viaduc de Millau

Mots clés :

Ouvrage d'art

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Tourisme

Qui a dit que le BTP était ennuyeux ? Le secteur ne manque pas d’initiatives surprenantes, la preuve dans les actualités des derniers mois. Aujourd’hui, suivons à la trace un drone prévu pour… survoler le viaduc de Millau.

Objet volant identifié au-dessus du Viaduc de Millau : un drone conçu pour surveiller et contrôler l’état de l’infrastructure. Ce type de vérification est obligatoire pour les autoroutes, mais les dimensions hors normes du plus haut viaduc du monde exigeaient des techniques sur mesure, comme l’explique le Moniteur du 20 janvier.


Ce procédé a été employé pour l’inspection des quelques 84 000 m² de surface extérieur des sept piles. Leur hauteur (245 m de haut pour la pile P2, la plus grande) écarte toute possibilité d’intervenir depuis des nacelles élévatrices. D’où l’idée de recourir à un engin volant.


Ce drone quadripale de moins de 2,5 kg a été réalisé spécialement pour les besoin de Diadès, société chargée de la prestation en sous-traitance. Il a nécessité un investissement de 100 000 euros. Capable d’atteindre le haut de la pile P2 en deux minutes, l’appareil dispose d’une autonomie de 15 à 30 minutes. Il est équipé d’un système de visée télémétrique laser et d’un dispositif de compensation, qui lui permet de conserver une position stable, même dans des bourrasques atteignant les 12 m/s. Dans la pratique, un balayage général est d’abord effectué : environ 4000 clichés de chaque pile sont réalisés par le drone.

Pour contrôler d’éventuelles pathologies, une seconde phase d’investigation peut être programmée. Le drone va alors se positionner immédiatement sur la zone suspecte via un dispositif de géolocalisation des clichés.

D’après l’article de Philippe Donnaes

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