Chantiers

Plis de zinc noir pour le nouveau centre socio-culturel de Mulhouse

Mots clés :

Produits et matériaux

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Architecture

Dans le cadre d’un programme de renouvellement urbain, Mulhouse s’est dotée d’un nouveau centre socio-culturel à l’architecture et aux couleurs détonnantes.

Un objet noir et rose s’est posé dans le quartier Wolf-Wagner de Mulhouse. Le nouveau centre socio-culturel, construit entre une ancienne cité ouvrière et un éco quartier, détonne dans le paysage. Se réclamant hors de tout courant de mode, Paul Le Quernec, architecte du projet, désirait un bâtiment « expressif, avec une valeur visuelle forte, comme une église au cœur d’un village ».  

 

Un pliage complexe

 

Le Centre, baptisé Origami, occupe entièrement la parcelle de 20×40 m sur laquelle il a été érigé. Si le rez-de-chaussée épouse sa forme rectangulaire, l’étage s’élève en torsion, en suivant l’axe des allées voisines. Il en résulte une construction froissée, dont les plis obliques « significatifs et non simplement suggérés », marqués par des angles tantôt saillants tantôt rentrants, délimitent les 12 facettes de l’enveloppe.

Cette dernière est constituée d’une cinquantaine de panneaux à ossature bois préfabriqués remplis de 24 cm de ouate de cellulose. Les jointures entre les panneaux ont été scotchées et comblées par de la mousse. Non-porteur, ce système, le plus adapté pour réaliser la forme complexe du bâtiment, repose sur le sol et s’appuie contre la dalle de l’étage.

 

Noir et solide

 

A l’origine, le Centre devait être blanc, simplement recouvert d’enduit. Mais « vu le quartier, très « chaud », nous avons voulu le rendre plus résistant » explique Christophe Rauber, architecte du Pôle éducation et enfance de Mulhouse. Il fallait une peau métallique, qui résiste aux agressions et aux tags. L’inox, trop cher, a vite été écarté. Restait le zinc. A la teinte naturelle, jugée « trop triste », a été préféré le noir du zinc prépatiné. Posées sur des voliges en bois, les tuiles, comme des écailles, recouvrent intégralement la façade du bâtiment.

Le squelette du bâtiment, deux voiles de béton de 40 cm coulés en place, suit la diagonale de la parcelle rectangulaire. L’espace s’organise de part et d’autre de cet axe, à partir d’un large couloir lumineux.

Focus

Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : Ville de Mulhouse – M2A
Maîtrise d’oeuvre : Paul Le Quernec (architecte), Fabrice Wianni et Benjamin Ringeisen (exécution)
Bureaux d’études : HN Ingénierie / JOST / E3 économie / François Liermann
Surface Shon : 1 250 m2
Montant des travaux : 2,4 millions d’euros (HT)
Livraison septembre 2013 (36 mois de travaux)

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  • CHANOIR ERIC - Le

    Fierté

    J’ai visité ce projet dans le cadre d’un audit d’une entreprise actrice du chantier. Quelle belle carte de visite, quand l’architecture amène l’entrepreneur à repousser ses limites, on tend à niveler la profession vers le haut et petit à petit à en changer l’image. Merci monsieur l’architecte
  • Architecte57 - Le

    Oeuvre d'art

    Architecte parfois déçue des créations contemporaines, j’ai eu l’occasion de visiter ce bâtiment que m’a laissée sans voix tellement la synthèse entre œuvre d’art et fonctionnalité a été réalisée. On a atteint le plus haut niveau.
  • Paul Le Quernec - Le

    Frustration ordinaire

    Les commentaires actuels sont trop souvent la pure affirmation de sa profonde frustration. On se comporte ici en privé comme on n’oserait jamais le faire en public. Mais je me plie volontiers au jeu des critiques, en espérant que ma réponse ne vous a pas trop froissé.
  • Basalte - Le

    Prétention habituelle

    Pourquoi se gêner et faire sobre quand on peut faire tordu ? On se comporte dans l’espace public comme on n’oserait jamais le faire avec un lieu privé. l’archi actuelle est trop souvent pure affirmation de son ego , et ici il est très mal construit cet ego plissé.
  • Voir tous les commentaires (4)
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